le patinage artistique : un mélange entre le sport et l’art

Quelque part entre l’art et le sport, le patinage sur glace a été pendant des centaines d’années un moyen de transport rapide pour traverser les lacs, les rivières et les canaux gelés. Le plus vieux modèle de patins (un long morceau d’os attaché à des sandales) date de 20,000 avant Jésus-Christ. Les Hollandais étaient parmi les premiers pionniers et, dès le 13ième siècle, maintenaient la communication entre les communautés en patinant de village en village. Bien que le patinage artistique ait commencé entre le milieu et la fin du 19ième siècle en Europe, ce sont en fait deux Américains qui sont responsables des principaux développements dans ce sport. En 1850, Edward Bushnell de Philadelphie a révolutionné la technologie du patin en présentant des patins à lames d’acier. Cela a permis la création de tours et de manoeuvres complexes sur la glace. Un autre Américain, Jackson Haines, un maître de ballet, a ajouté les éléments de ballet et de danse au patinage artistique, le rapprochant de ce que nous connaissons aujourd’hui : un mélange parfait de grâce et force. En 1892, l’International Skating Union a été formé et le sport rapidement gagné en popularité.

Il y a quatre compétitions olympiques en patinage artistique : le simple féminin, le simple masculin, la compétition en couples et la danse sur glace. La compétition en simple comprend deux sections: le programme court et le patinage libre. Le programme court combine huit éléments prescrits, tels que des combinaisons de sauts et de tours. Dans le programme de patinage libre, les patineurs exécutent un arrangement original de techniques sur la musique de leur choix. La compétition de couples comprend aussi un programme court et le patinage libre. La danse sur glace est semblable à la danse de bal, dans le sens où l’accent est mis sur les pas complexes et les patineurs limitent les soulèvements et les sauts. Le patinage artistique est le plus vieux sport sur le programme Olympique d’hiver. Les compétitions ont été disputées aux Jeux olympiques de Londres en 1908 et de nouveau, en 1920, à Anvers. La danse sur glace a été ajoutée en 1976.

Quels sont les différents sauts
Le Salchow : le patineur prend appel sur sa jambe gauche, tourne autour de son épaule gauche et atterrit sur sa jambe droite. Partie intégrante de toute figure libre, le salchow peut être simple, double, triple ou quadruple. Il tient son nom du patineur artistique suédois Ulrich Salchow qui l’aurait inventé alors qu’il s’entraînait pour les championnats du monde de 1900 à Davos.

Le boucle piqué ou toe loop : le patineur glisse vers l’avant, prend appel sur la carre extérieure droite et atterrit sur le même pied après une rotation. Le boucle piqué passe pour un saut relativement facile dans sa forme simple mais il devient plus difficile en double ou triple. La figure rappelle une boucle, d’où son nom.

Le rittberger : la boucle ou rittberger, du nom de son inventeur allemand le multiple vice-champion du monde Werner Rittberger. Le patineur part d’un dehors arrière, accomplit une rotation et se réceptionne en dehors arrière sur le même pied. Le rittberger peut aussi être double ou triple et est également exécuté en patinage artistique à roulette.

Le lutz : le patineur se prépare en arrière, pique les dents de la pointe de la lame droite dans la glace, saute en élançant sa jambe gauche. Il tourne dans la direction opposée à celle où il se dirige et s’aide des bras et du torse pour prendre son élan. Il atterrit en arrière sur le pied droit. Le saut porte le nom de son inventeur, l’Autrichien Alois Lutz.

Le flip : il ressemble beaucoup au lutz et se prépare aussi en arrière. Le patineur fléchit sur son genou gauche et prend son élan en se servant de son bras droit et de sa jambe droite lancés en arrière. Il pique les dents de la pointe de la lame droite dans la glace et vrille en se relevant. Dans l’air, il tend les jambes, ce qui lui procure de l’élan, et ferme ses bras devant sa poitrine. A la différence du lutz, le flip part de la carre intérieure.

L’axel: le saut qui tient son nom du patineur artistique norvégien Axel Paulsen est parfois appelé Axel-Paulsen. Il passe pour être le roi des sauts parce qu’il est le plus difficile à réaliser : le patineur glisse sur la jambe gauche et saute vers l’avant. Il se réceptionne en arrière sur le pied droit après une rotation en l’air d’un tour et demi (ou davantage pour un double ou triple axel).

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