Le règne de la poudre aux yeux

Un nuage de collagène, un soupçon de NMF(facteurs d’humidification naturels), une pincée de liposomes, un zeste d’acide d’acide désoxyribonucléique (vous me répondez tous en cœurs, vous souvenant de vos cours de collège, l’ADN). Posologie : appliquer matin et soir. Indication : l ‘angoisse des rides, des boutons, des cernes, des rougeurs. Depuis quelques années pour convaincre de l’efficacité de leurs crèmes et autres soins, les industriels de la cosmétique font toujours plus appel à une terminologie quasi pharmaceutique. Mais attention, les cosmétiques ne sont pas des médicaments ! Ainsi, au regard du code de la santé, ils n’ont qu’une obligation : faire la preuve qu’ils ne sont pas toxiques. Aucune obligation d’efficacité n’est exigée.

Un à dix ans d’études et 100 000 euros pour l’investissement !

Là où le médicament requiert 1 800 000 d’euros d’investissement et entre sept et vingt ans de recherches, le produit cosmétique n’exige « que » 100 000 euros et de Un à dix ans de tests. Théoriquement seules les allégations publicitaires doivent êtres prouvées scientifiquement. Les limiers de la répressions des fraudes et du ministère de la santé y veillent. Pourtant leur pouvoir de répression semble limité. Cette absence de contraintes réglementaires divise désormais les sorciers de la beauté en deux catégories. D’un côté, le fleuron des cosméticiens : sous la pression des consommateurs et de la concurrence, ils arguent d’une action réelle pour leurs produits et les accompagnent de test d’efficacité longs et coûteux aux résultats indéniables. De plus en plus de fabricants dont Chanel et L’Oréal demandent à des laboratoires extérieurs d’effectuer ces tests. Une transparence risquée, certes, mais qui peut rapporter gros si le produit examiné s’avère bon. A ce niveau, on flirte avec la dermatologie.

La publicité ne suffit plus à convaincre les consommateurs

A l’opposé, des fabricants continuent à vendre des produits, parfois à des prix exorbitants, sans la moindre preuve d’efficacité. Quoiqu’il en soit, l’ère du tout marketing est presque révolue. Le slogan publicitaire ne suffit plus à convaincre. Les tests comparatifs de lotions amincissantes publiés par 60 millions de consommateurs en sont la preuve : quinze jours après la parution de l’enquête, la crème élue a connu une rupture de stock et des ventes sans précèdent .

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