Le retour du petit Nicolas

Ecrites par Goscinny et illustrées par Sempé, deux humoristes, ces nouvelles histoires sont la suite des « Histoires inédites du Petit Nicolas » parues à la rentrée 2004.
Cette nouvelle rentrée de Nicolas et ses copains s’annonce déjà comme l’un des plus importants événements littéraires de l’automne. Premier tirage : 220000 exemplaires.
Tous les personnages qui font le succés du Petit Nicolas sont présents : Alceste, Agnan…et même Le Bouillon.
Voici, un petit extrait pour vous mettre en boche : « Hé, Alceste ! Regarde! Il neige ! j’ai soufflé à Alceste, qui a prévenu Maixent, qui a fait des signes à Joachim, qui a donné un coup de coude à Geoffroy, qui a prévenu Eudes, qui a réveillé Clotaire, qui s’est levé pour aller au tableau parce qu’il croyit qu’on l’interrogeait ».

Petite histoire du Petit Nicolas
En 1956, sous le pseudonyme d’« Agostini », Goscinny signe dans un journal belge, Le Moustique, les premiers scénarii du Petit Nicolas dessiné par Sempé.
Vingt-huit gags (une page par semaine) écrits par Goscinny et dessinés par Sempé paraissent dans Le Moustique, entre 1956 et 1958.
« La plupart des gags reposent sur quelques grands thèmes de la vie quotidienne – coiffeur, grands magasins, train électrique, bricolage, jardinage. Goscinny, maîtrise parfaitement l’ellipse et la mécanique du gag en une page … » (Marie-Ange Guillaume, Goscinny, Actes Sud). Mais Sempé ne se sent pas à l’aise dans son rôle de dessinateur de bande dessinée. Ils abandonnent.

En 1959, Henri Amouroux demande au duo de reprendre leur personnage pour le numéro de Pâques de Sud-Ouest Dimanche. Goscinny et Sempé réalisent une nouvelle illustrée. « Il [René] arriva avec un texte dans lequel un enfant – Nicolas – racontait sa vie avec ses copains, qui avaient tous des noms bizarres : Rufus, Alceste, Maixent, Agnan, Clotaire… Le surveillant général était surnommé le Bouillon. C’était parti : René avait trouvé la formule », explique Sempé.

Le succès auprès des lecteurs est immédiat. Et le journal leur demande de continuer. « C’est René Goscinny qui a trouvé le ton. René n’était jamais allé en colonie de vacances, moi oui. Le décor et l’ambiance, c’est moi, les personnages comme Agnan ou Geoffroy, c’est René, à l’exception du Petit Nicolas. Et puis, l’école est une école de Bordeaux que j’ai connue. »

Les histoires du Petit Nicolas continuent dans Pilote dès le numéro 1 en 1959. Reprenant les récits déjà publiés, les Editions Denoël font paraître cinq livres à partir de 1960. « Le premier recueil n’a absolument pas marché. Denoël ne voulait pas faire le second volume : Les Récrés du Petit Nicolas. Seul un des éditeurs, Alex Grall, a insisté… Puis, Goscinny et moi sommes passés à une émission de télévision, Lectures pour tous, qui a diffusé des dessins… Petit à petit, ça a marché… » C’est l’une des premières émissions de télévision de Goscinny. Il fait rire, il crève l’écran. Les journalistes s’en rendent compte… Ce qui lui vaudra d’être très souvent invité à la télévision.
Le Petit Nicolas paraîtra exceptionnellement dans le numéro de Noël 1963 du journal ELLE.

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