LE TREC

Du Tourisme Equestre au TREC

Rapidement, les premiers professionnels du tourisme équestre formés au début des années 1970 ne se satisfont plus des randonnées qu’ils commencent à vendre au grand public. Des initiatives locales de « Rallyes compétitifs », nées des têtes de proue du tourisme équestre en Ile de France, en Bourgogne et en Rhône-Alpes, vont se conjuguer pour donner naissance en 1985 à une discipline qui ne prendra son nom actuel que deux ans plus tard : le TREC.

Distinguer le meilleur cheval de randonnée

Si une bonne partie des cavaliers des Rallyes des années 60 refuse la compétition et les contraintes d’un règlement contraires à leur philosophie du « cheval liberté », il ne faudra pas longtemps aux militants les plus dynamiques, souvent patrons des premiers établissements de tourisme équestre et investis dans les structures locales de l’ARTE, pour donner une nouvelle dimension à leur activité. Ils chercheront d’abord à distinguer le meilleur cheval de randonnée lors des Rallyes Nationaux, ancêtres de l’Equirando. Le premier Trophée du cheval de randonnée est décerné par les Haras Nationaux en 1977 à Briançon. Le jugeant trop proche des concours de modèles et allures, les cavaliers du tourisme équestre ne vont pas s’y reconnaître, mais la réflexion est lancée. En 1978, dans un article très critique sur le Trophée, Marc Lhotka cite l’ exemple des épreuves de Trail américaines et propose de s’en inspirer pour tester les chevaux sur des « obstacles » plus à même de départager les chevaux d’extérieur : Passerelle, gué, van, reculer. Déjà se dessinent des difficultés des Parcours en Terrain Varié (PTV) qui nous sont familières aujourd’hui. A peu près au même moment, l’ARTE Ile-de France organise le Centaure Francilien sur une idée de Jean-Claude Poret : Une épreuve d’orientation de deux jours sur un parcours de plus de 150 km effectué dans des conditions extrêmes. Au mois de novembre, les cavaliers qui partent de nuit sont régulièrement surpris par le brouillard ou la neige. Robert Bruneau, participant de la première heure et qui reprendra le flambeau en organisant plus tard le Centaure Bourguignon, n’est pas le seul à se souvenir être rentré à l’écurie uniquement grâce au sens l’orientation de son cheval. Au début des années 80, les bases de ce qui deviendra les difficultés du PTV et le Parcours d’Orientation et de Régularité (POR) sont jetées. Tout est prêt pour l’émergence d’une discipline nouvelle.

Juger un couple

De « Finale Nationale » en « Championnat », le TREC va pourtant encore se chercher pendant quelques années : épreuves, règlements et nom de la discipline restent à définir. La première Finale nationale du concours d’aptitude du cheval de randonnée a lieu en décembre 1980 à Fontainebleau, au centre équestre de Recloses. Les 18 chevaux sélectionnés au terme de compétitions régionales (à l’époque la notion de couple, maintenant si importante en TREC, n’est pas encore couchée dans le règlement) vont se confronter sur 3 épreuves : une course d’ endurance de 50 km sur un itinéraire balisé, une série de difficultés de type PTV et une présentation modèle et allures. En 1983, Dominique Remande, instructeur et maître randonneur en Rhône-Alpes préoccupé par la qualité technique de l’équitation d’extérieur, initie une commission pédagogique dans sa région. Le but : analyser le mouvement et les actions du couple cheval/cavalier dans le franchissement des difficultés naturelles.

Fin 1984, les travaux de la commission aboutissent sur ce que seront pendant quelques années les consignes de notation du Parcours du Cavalier et du Cheval de Randonnée (PCCR), le futur PTV. Dès lors, le rôle prépondérant du cavalier est mis en avant. En 1985, l’ANTE obtient l’ANTE obtient de la FEF et de son nouveau président Jean-François Chary l’autorisation officielle de délivrer le titre de Champion de France. Ainsi se déroule au mois de novembre le premier Championnat de France du Cavalier de Randonnée à Allan, dans la Drôme. Il est organisé par l’ARTE Rhône-Alpes (ARATE) et comporte 5 épreuves : 50 km de parcours d’orientation, un PCCR de 15 difficultés, toujours une notation du modèle et des allures et deux nouveautés : la présentation du harnachement et le « dressage ». Ce dernier test, né d’une idée du Directeur Adjoint du Haras d’Annecy, Claude Lognoz, a déjà la forme que nous connaissons à la Maîtrise des Allures. En 1986, à Compiègne, la notion de couple apparaît dans le nom du championnat « du cavalier et du cheval de randonnée ». En 1987, l’ANTE cherche toujours un nom plus court et facile à mémoriser. Randonnée, cheval, compétition… C’est Hervé Delambre, alors directeur de l’ association, qui propose « T.R.E.C. ».

Ce therme rassemble les éléments principaux de la discipline et ses traductions étrangères évoquent la randonnée pédestre en anglais et les chemins en arabe. Cette même année, le parcours d’orientation aussi appelé circuit routier, devient le Parcours d’ Orientation et de Régularité (POR). En 1988, Jacques Aguétant devient DTNA en charge du Tourisme Equestre. Partant du principe que de bonnes allures sont la conséquence d’une bonne morphologie, il supprime la partie modèle et allures. Les 4 épreuves actuelles du TREC sont définies : la présentation du couple, le POR, la Maîtrise des allures, et le PCCR, qui va devenir Parcours en Terrain Varié (PTV) en 1997.

Vers une équitation de pleine nature

Si l’histoire de la discipline se lit plus facilement au travers des compétition nationales qui l’ont forgée, c’est essentiellement les pratiques individuelles d’une majorité de cavaliers randonneurs qui s’en sont trouvées bouleversées. Année après année, ceux qu’on a parfois qualifiés de « cowboys sur de la viande de boucherie » ont su prouver la qualité de leurs montures et les spécificités de leur équitation pour les diffuser largement. Ils ont ainsi accédé à un niveau de compétition à la hauteur des autres disciplines équestres sans se départir de l’esprit de convivialité propre aux randonneurs.

Voila un peu l’histoire du TREC même si celle ci est encore trés longue allé a +

3 commentaires

  1. missdu 77

    j’ai hâte à une équitation de pleine nature! étant très investi dans le TREC, je m’entraîne chaque jour, juché sur un judoka en rut et je pense avoir acquis un niveau assez considérable pour me donner pleinement à l’équitation naturiste!

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