L’Empire des Anges

Je vais vous faire part d’une manière critique, étant donné mon orientation vers une branche de critique littéraire, ma passion pour l’écriture et la lecture.

Bernard Werber est pour moi, l’exemple même de la littérature moderne qui mêle avec harmonie sous sa plume délicate, le métissage de la sagesse ancienne, de la philosophie moderne et l’humour tout en nous instituant la manière de réfléchir sur notre statut d’être humain, et nos valeurs existentielles.
Suite à la trilogie des « Fourmis », « le père de nos pères » et « le livre du voyage », le philosophe des temps moderne s’initialise à la thèse de l’au delà. Ce sujet est tabous et délicat en quelque sorte, vu les diverses cultures religieuses, les multiples croyances et les phénomènes paranormaux qui envahissent notre société actuelle.
Il commence par écrire « les thanatonautes », un livre très complexe sur les voyages vers l’infinie céleste. Par la suite le chef d’œuvre « L’Empire des Anges » apparaît en librairie en 1999. Cet écrivain à l’esprit imaginatif nous fait découvrir un univers fascinant d’une vie après la mort. Je vais vous en faire l’éloge.

Les premiers mots de l’ouvrage : «Je meurs »… Une phrase énigmatique malgré son style elliptique résume le fond de l’histoire. On s’identifie tout de suite au personnage étant représenté comme quelqu’un d’attachant, très ouvert, et si l’on avait déjà lu les thanatonautes, cette personne de papier et d’encre nous est fortement familier…
Je m’appelle Michael Pinson, je meurs et j’accède au royaume des anges.
Je bascule au Paradis, mais là débute une « vie » de responsabilité, où je dois m’occuper de trois âmes terrestres qui doivent évoluer de la naissance jusqu’à leur mort. Je n’aime pas cette existence minable «d’ange apprenti » dont le mentor est mon écrivain favoris.

J’avoue qu’il faut être un lecteur déterminé pour déchiffrer l’auteur du livre dont le style est admirable. Il accorde avec justesse d’une manière implicite, des sous-entendus sur notre société actuelle, les problèmes sociaux, et tous les aléas de notre périple sur Terre.

L’histoire est parfois entrecoupée de citations du mentor du personnage principal. Mais ce Maître fictif est en réalité Bernard Werber lui même, qui avec ses petites prises de conscience omniscientes dans notre lecture les à regroupés pour achever une autre œuvre : « l’encyclopédie de savoir relatif et absolue ».
Nous sommes le personnages, et l’écrivain devient messager de notre évolution.
Alors : que pensent les anges de nous ? Que peuvent-ils faire pour nous aider ? Qu’attendent-ils de l’humanité en général ? Comment s’occuper intelligemment au Paradis un endroit bien sympathique mais sans livre, sans cinéma, sans musique, sans télévision, sans restaurant, sans internet ?

Toutes ces questions posées au fil de notre apprentissage, se décuplent le livre achevé.
Une autre vision de notre espace vital, de tout ce qui nous environne devient sujet de complexité. Monsieur Werber est un grand écrivain moderne, qui nous fait prendre conscience que l’Humanité est un cadeau, et notre devoir est de la préserver. Le papier devient messager, la littérature devient un art.

J’emprunterais quelque mots à Rivarol : « Pour arriver à des choses neuves en littérature, il faut déplacer les expressions ; en philosophie, il faut déplacer les idées. »
Et Bernard Werber exploite les deux, ce qui fait de lui un écrivain talentueux.

17 commentaires

  1. Anonyme

    C’est vraiment bien écrit et ça donne envie de lire le livre.
    Mais si j’étais à la place du directeur, je t’aurais reproché ton manque d’objectivité, sauf bien sur si c’était voulu.
    Alors 9/10 juste pr ça (sinon ça méritait qd même 10 hinhinhin)

  2. adama94320@hotmail.com

    Je suis et demeure une aficionados du style « Weber »…. que dire de plus, si ce n’est: Emeraude, ton article est génial!!!!!!!!!!

  3. Anonyme

    aha aha!!!
    Une liste de charge, c’est tout ce que l’école privée a trouvé pour rattraper son retard sur l’école publique???
    BWAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
    (pardon, désolé, ça m’a échappé ^^)

  4. blackiss04

    moi j’ai devoré le pere de nos peres. il est terrible. je compte lire la suite (du moins, avec les memes ersonnages). et apres, je devore les autres bouquins de ce magistral auteur!

  5. Anonyme

    Moi je déteste le fantastico-scientiphique… dc je n’y peut rien, je ne lis pas ce genre de Bouquin.. mais Weber, à l’entendre parler et à en entendre parler, ça à l’air d’être un type vraiment intéressant! Surtout ces fourmis, qui font énormément réfléchir sur la société humaine!!

  6. Anonyme

    Tout d’abord, bravo pour ta présentation. Seule la phrase « J’avoue qu’il faut être un lecteur déterminé pour déchiffrer l’auteur du livre » fait un brin présomptueux, mais on comprend bien qu’elle veut surtout mettre en valeur le talent de l’auteur.

    Ensuite, je ne saurais qu’abonder en ton sens, Bernard Werber a effectivement écrit des perles, même si quelques unes ont été un peu baclées. Mais bon, comme il le dit si bien lui même, c’est l’imperfection qui donne toute sa valeur à l’homme et qui lui permet de toujours évoluer (même chez les plus grands.)

    Pour terminer, histoire d’apporter tout même quelque chose à ceux qui ont déjà lu et relu le bon et le meilleur de Werber, je ne saurais trop vous conseiller ces différents ouvrages :
    - « La Nuit des temps », et « le grand secret » de Barjavel (il en a écrit plein d’autres de magnifiques mais je vous laisserai le plaisir de les découvrir par vous même… lisez tout de même « ravage » avant « le voyageur imprudent » dans lequel un clin d’oeil y fait allusion)
    - « les animaux dénaturés » de Vercors
    - « La prophétie des andes » de James Redfield
    - et le sublime récent ouvrage de Dan Brown « Da Vinci Code ». Il faut savoir que ce livre apparement peu apprécié de l’église, est en fait la suite de « Angels & Demons » qui ne devrait être traduit qu’en 2005, donc avis aux courageux… Sinon l’un comme l’autre sont difficiles à lacher une fois q’uon les a entamés ;-)

    Bonne lecture…

  7. Anonyme

    Moi je vois pas pourkoi « exemple »…je veux bien croire que sa littérature ait de la qualité mais bon exemple non… je trouve que c’est un peu le matrix de la littérature… c’est à dire que c’est pour une certaine partie des lecteurs..;

  8. Anonyme

    donc le 3 septembre nous devrons présenter un projet sur un livre? koi?
    c koi c histoires?
    emy, g t po o courant?!!
    a, o fait, pas mal ton aricle,
    (dsl pour l’euphemisme!!)

  9. Anonyme

    et oui mon petit bout chéri… on doit présenter un projet (sous forme d’expo)… tssss, mais moi je l’ai fait en avance… comme ça je ne serais plus surbooké… au plaisir de ton msn qui marque toujours absente..lol

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