Les 24 H d’une angoissée chronique

Les 24 H d’une angoissée chronique

J’ai peur. Non, disons plutôt, que je m’affole pour tout, et pour rien.
C’est comme si, dès que tout allait bien, j’en profitais inconsciemment pour me créer mes propres craintes et inquiétudes. Ce qui relève, je vous l’assure, d’un délire sans substances louches, vous faisant voir des choses dont vous n’avez pas l’habitude.
J’ai donc pris trois exemples très contradictoires : deux, vraiment précis et un autre, très général (parce que sinon on aurait pas fini la liste : peur d’attraper des maladies, peur de perdre la mémoire, peur de dormir seule, peur des araignées de 2 mm, au point d’en chialer toutes les larmes de mon corps : oui, je représente le prototype de l’hystérique, froussarde, par excellence. Soyez indulgents, je suis certaine que vous aussi, avez vos petites frayeurs, N’EST-CE PAS ?).

J’ai peur de ne pas avoir refermé correctement ma porte de maison : allôôôô les mecs, je crois qu’on se trouve en plein remix d’un bon vieux film d’horreur là. Jusqu’à preuve du contraire je n’ai jamais laissé ma demeure en pâture à n’importe quel individu se pointant devant chez moi. Mais je crains toujours les cambriolages, ou les histoires de courses poursuites. Mon côté fille dans la lune ressurgit et je me maudis après 30 minutes aller-retour, pour constater une seule chose : la porte était fermée. Qui sait qui a l’air con maintenant ?

J’ai peur de perdre : par là, j’entends perdre tout ce qui m’est cher. Amis, chéri, Fonky Family, money (quoi ? Je suis vénale, et je le vis pas trop mal). En fait, je ne me trouve jamais assez bien (si je vous dis bouse de vache, vous saisissez le concept ?). Je me rabâche qu’un jour, je finirai seule. Comme les vieilles avec leurs chats, et leurs tasses de thé. Vous me garantirez qu’elles ont au moins les matous et la boisson chaude. Alors je vous répondrai que l’abandon, y’a rien de pire. Un petit travail de confiance en soi, n’a jamais fait de mal à personne, donc promis, je m’y mets.

J’ai peur des clowns: Mon père m’a emmenée à l’ouverture d’un magasin Picwic, (je précise qu’à l’époque je ne devais pas dépasser les trois ou quatre ans).

Lorsqu’il a voulu me mettre dans les bras d’un clown pour la fameuse photo souvenir, j’ai hurlé à qui mieux mieux ma détresse. Autant ne rien vous cacher. Même avant le film « It » (ou « Ça« ), j’avais les clowns en horreur.Ronald Mc Donald’s me fout la chair de poule. Et tout ce qui se trimballe avec une perruque et du maquillage sur la tronche, j’évite au maximum.

J’ignore ce qui me met le plus mal à l’aise, mais une chose est sure: ne m’invitez jamais à une clown party. Je décamperai vite fait bien fait.

Pour les gens qui se retrouvent dans mon mini-journal-intime-qui-n’en-est-plus-un, faites une standing ovation MERCI. Pour les autres, félicitations, vous n’avez peur de rien, êtes de vrais warriors et pourchassez les zombies avec un sang-froid digne de Buffy (elle, elle chasse les vampires mais on s’en fout).

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