Les Contes de Terremer

Synopsis
Ce film raconte les aventures du jeune Arren, prince du royaume d’Enlad, qui va s’allier aux forces du grand magicien Epervier, pour rétablir l’équilibre du monde rompu par une sorcière maléfique. Dans le combat qui s’annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille. Ensemble, ils dépasseront leurs peurs et uniront leurs destins pour mener le plus fascinant des voyages.

Goro Miyazaki nous offre un film faisant honneur à l’animation japonaise et qui ne mérite en aucun cas toutes les mauvaises critiques qu’il a reçut : les décors sont magnifiques, le scénario est intéressant, mais est parfois un peu lent. Pour un premier film c’est plutôt une réussite. Très prometteur.

Le message philosophique avec la réflexion sur la vie/mort est bien traité. Il ne s’agit pas d’un pseudo-message, qui donnerait un semblant de profondeur au film. Ce film est un véritable hymne à la vie, qui à la fois rompt avec les messages traditionnels du père (écologie, guerre,…) en étant plus sombre et moins « naïf », mais un film qui également, prolonge l’oeuvre de son père, notamment à travers les graphismes.

Pour Goro Miyazaki, la cité d’Horteville où se déroule une partie de l’action de Terremer est un reflet de nos sociétés modernes. Il nous livre ses inmpressions :

« Je ne ferai pas la liste de tous les problèmes que nous devons affronter, parce que les changements sociaux à l’intérieur et à l’extérieur du Japon sont évidents. Le fait est que personne n’a encore trouvé le moyen de changer pour un mieux. Et sur cette lancée, les adultes perdent leur honneur, leur affect et se réfugient dans l’égoïsme. Les jeunes n’ont quant à eux plus d’espoir dans l’avenir et perdent tout repère. En fin de compte, nous perdons le sens de la réalité de la vie et de la mort, des nôtres et de celles d’autrui. Quand l’existence tend vers une ambiguïté de plus en plus grande, on perd forcément en chemin notre considération pour les autres, et cela nous conduit vers une augmentation des suicides et des meurtres… »

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