Les filles viennent de Vénus et les garçons de Mars…

Jetez un coup d’oeil dans une cour de récréation de maternelle: une petite foule de bambins, filles et garçons mélangés jouant bruyamment et joyeusement ensemble. Observez maintenant une cour de lycée: d’un côté des petits groupes composés strictement de filles et de l’autre, un groupe de mecs jouant au baby-foot, comme si c’était leur seule raison de vivre!
Que s’est-il passé entre-temps? Rien de moins que la puberté, cette transformation des corps et sa cohorte de boulversements: image de soi remaniée et sexuée, émotions mal contenues, pulsions envahissantes, peur du regard de l’autre, etc… Fille ou garçon, nul n’échappe à cette évolution naturelle. Seul bémol: la puberté ne débute pas au même moment chez les unes et chez les autres, d’où une (trop?!) longue période d’incompréhension mutuelle, aussi difficile à vivre des deux côtés.
Les garçons, non encore pubères, terriblement excités par la puberté des filles, ne peuvent exprimer cette excitation que de manière puérile, c’est pour cela qu’ils parlent souvent de sexe entre eux! Ne voulant pas être en reste, ils lancent des plaisanteries salaces, disent des grossiéretés…et les filles les trouvent abominables. Jusqu’en 5ème ou 4ème où là, les hormones féminines font des siennes! Et quand les garçons entrent à leur tour dans cette « saison en enfer », les choses ne deviennent pas plus faciles pour autant. Doutant d’eux-mêmes, perdus dans un corps qui se métamorphose, souffrant d’une image dévalorisée, peu osent se confronter à l’autre sexe. Et nombreux sont ceux qui préfèrent la compagnie rassurante de leurs pairs, voire les phénomènes de bandes, au risque de se faire laminer par des jeunes filles peu enclines à la tolérance. Rêvant déjà de l’homme idéal, peaufinant leurs recettes de séduction à grands coups de séances-papotages, celles-ci sont souvent sans pitié pour le pauvre adolescent trop sincère qui n’a pas encore appris à se déguiser en prince charmant.

Curosités féminines:

Nous n’avons jamais rien à nous mettre!
7h15: après sa douche, Valentin saute dans un jean, enfile un pull et des baskets; aucune harmonie de couleurs, de matières ni de formes. Valentin est prêt. Au même moment, Valentine frise la crise d’apoplexie devant son armoire pleine à craquer: le pantalon noir? Trop classique! Le jean style grunge? Non, Aurore en a porté un hier! La jupe kaki? Pourquoi pas, mais le top rose qui va avec est sale.
7h50: Valentine hurle son désespoir à la face du monde (en fait, à celle de sa mère) « J’ai rien à me mettre! » sous l’oeil consterné de Valentin.

… nous nous pomponnont… longtemps
Zoé et Steave sont invités à une soirée. Galant, Steave passe chercher Zoé. « Prends une coca, j’arrive dans deux minutes! », lance Zoé en s’enfermant dans la salle de bain. 45 minuts plus tard, Zoé sort de la salle de bains. Sublime. Après 4 coca, Steave a mal au ventre, a commencé une partie sur console et n’a plus envie d’aller à la soirée. Scène de ménage en vue…

… nous avons toujours des problèmes de ligne
De la pizza? Bof. Des pâtes bolo? Non merci. Un sandwich au jambon? Oui mais sans beurre, ni pain alors… Certes, il n’est pas toujours aisé de comprendre nos habitudes alimentaires. Mais si les mecs passaient leur temps à fantasmer sur Mimie Mathy plûtot que sur Cameron Diaz, ça nous aiderait aussi!

… nous adorons papoter
« Allô Aurore? C’est Zoé, j’ai un truc à te raconter… » Quand ça commence comme ça, généralement, comptez une bonne heure avant de pouvoir approchez le téléphone. Comment expliquer se phénomène? Les filles sont des êtres fragiles qui ont constamment besoin des autres pour se rassurer? Faites-vous une raison messieurs, le papotage et les filles, c’est un peu comme les chaussures: ça va par paires!

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