Les lascars

Les Lascars ont commencé petits. Ils ne mesuraient qu’une minute et sont apparus à la télévision en 2000 sous la forme de sketches explosifs.
Miroir irrévérencieux de notre société urbaine, la série (deux saisons de 30 épisodes d’une minute) a créé l’événement dans le monde du dessin animé et a gagné un statut culte. Le programme est diffusé sur Canal + en 2001, sur MCM de 2003 à 2008 et dans plus de vingt pays à travers le monde, notamment sur MTV aux Etats-Unis depuis 2005. Le phénomène Lascars explose avec Internet et la téléphonie mobile. En 2009, les épisodes de la série totalisent plus de 20 millions de visionnages.

Leurs créateurs, une bande de potes avec des idées à revendre : Eldiablo, Alexis Dolivet, Lalole, Numéro 6 et Cap1, auxquels il faut ajouter les rappeurs Lucien “Papalu” et IZM.
Ce canal historique a toujours eu, dans un coin de leur tête, un doux rêve : « Dès le début, nous avions en tête de faire un long-métrage, explique Eldiablo, co-scénariste du film. Le cinéma, c’était notre passion à tous. À l’époque, beaucoup de gens nous ont dissuadés : « Vous rêvez, ça ne se fera jamais ! » C’est sûr que notre univers était atypique, on nous regardait un peu comme des extra-terrestres ! On a tenu bon. »

Il faut dire qu’en France, les films d’animation pour le public adulte ne sont pas légion. La première difficulté pour nos Lascars était de trouver des producteurs assez fous pour s’engager dans l’aventure du long métrage.
Deuxième challenge, éclater des vignettes télévisuelles en film complet et créer une histoire. Celle de Tony Merguez et de José Frelate, les deux MC’s du quartier, pour qui le départ est imminent. Mais ils perdent l’argent de leurs vanaces suite à une arnaque de l’agence de voyage. Retour à la case Condé-sur-Ginette, en périphérie de la Ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes.
Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de monter un nouveau business en refourguant un peu d’herbe fraîche « gentiment » avancée par Zoran, le dangereux gangster psychopathe du quartier. José de son côté déniche un job dans la villa du juge Santiépi, père de la belle Clémence qu’il convoite.
Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des policiers énervés, un juge coriace et la fureur de l’été n’en avaient décidé autrement…

C’est l’été, le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d’immeubles et crame les esprits. Un film de saison bien divertissant. Pour les amoureux du genre.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>