Les mangas

Qu’est ce que le manga? Le manga est l’équivalent de notre « bande dessinée ».
C’ est une oeuvre dessinée sur papier avec un scénario et des dialogues, réalisée par un « mangaka » s’entourant parfois d’un ou deux assistants.

Le mot « manga » en dehors du japon s’est généralisé à divers supports (série tv, vidéo, cinéma…). Dans le langage de tous les jours, la plupart des gens l’utilise avec sous cette forme plus généraliste.

Pour ma part j’aime appeler un chat, un chat. Je fais parti des puristes, qui séparent l’animation de la bande déssinée. Mais je ne me fache pas pour autant si on se trompe !!!!

Les Origines: Les premières apparitions de la bande dessinée dans la vie des Japonais remontent aux âges médiévaux. A cette époque, on racontait de longs récits, et les scènes pittoresques étaient peintes sur des rouleaux de papier.
A la fin du 19ème siècle, le Japon connaît une grande vague d’occidentalisation, et voit l’apparition de journaux de caricatures, mais les premières bandes dessinées se rapprochant de leur forme actuelle n’apparaissent réellement qu’au début de notre siècle.
La situation resta stable jusqu’à la seconde guerre mondiale, les manga se retrouvent essentiellement dans la presse quotidienne pour adultes et les mensuels pour enfants, tels que Shônen Club, pour les garçons lancé en 1914, ou Shôjo Club, pour les filles lancé en 1923. A cette époque, les manga ne sont pas très différents de la bande dessinée de nos pays…

Le réel boum des Manga au Japon se fait peu de temps après la seconde guerre mondiale. A cette époque, le Japon est ruiné et la population a besoin de distraction bon marché. L’explosion du manga est la réponse à cette demande très forte du public. Mais les manga actuels n’existeraient certainement pas sans l’intervention de Ozamu Tezuka, et l’histoire du manga est indissociable de l’histoire de cet homme.

Le manga au Japon: Au Japon, les mangas sont là-bas une véritable institution ils s »adressent aux hommes et aux femmes, aux « salary men », aux parents ou à leurs enfants.
Les mangas ne sortent pas directement sous le format que nous connaissons en France, ils paraissent d’abord dans des magazines hebdomadaires tel que le « Shonen Jump », sous la forme d’histoires courtes, comptant une dizaine de pages environ. S’il rencontre du succès, ils sont publiés sous l’aspect de volumes de 200 pages.
Les japonais sont en rapport constant avec ces derniers, que ce soit dans la rue sur des affiches publicitaire, dans les magazines, à la télévision, en musique…

Donc rien à voir avec la place que les B.D. ont dans notre société, les mangas représentent en fait 40% des livres achetés!
Le japonais moyen « avale » environ 600 pages de mangas par semaine.
Les nippons les lisent partout, et à tout moment de la journée, dans les transports en commun, dans les bars ils sont distribués gratuitement.

Les mangas font vraiment partie de la culture du pays du soleil levant.

Les mangas en France: Cette culture venue du soleil levant est apparue en France dès les années 70, ou des versions animées des mangas sont présentées à la télévision telles que « Le roi Léo » et « Astro ». Mais il faut attendre le début des années 80 pour que les séries animées nippones arrivent en masse sur les postes de télévisions français dans des émissions destinées aux enfants. C’est ainsi que l’on a pu voir de grands succès nippons tels que Mazinger Z et sa suite Goldorak, mais aussi Candy, Albator, Capitaine Flam, dans les grilles de programme de la chaîne Antenne 2.
Une autre étape importante fut l’arrivée de la Cinquième chaîne de télévision française, qui programma par vagues des séries japonaises.
Mais tous ces succès n’amenèrent aucune traduction des manga dans leurs versions papier et ces succès resteront longtemps télévisés. Il y eut tout de même quelques tentatives de percées, adressées à un public plus large, notamment en 1988 avec la sortie en salles obscures de l’un des plus grands films d’animation nippone, Akira, de Katsuhiro Otomo. Cette sortie fut suivie d’une traduction du manga par Glénat en 1989. Mais le succès fut plus que modéré et la France était l’un des pays Européens les plus « en retard » dans ce domaine, loin derrière l’Espagne et l’Italie…

En fait, il faut attendre 1993, pour que le public français commence vraiment à s’intéresser aux dessin animés japonais. Lorsque la seconde partie de Dragon Ball, d’ Akira Toriyama appelée pour la télévision DragonBall Z, est diffusée et remporte un immense succès. C’est cette série qui a créé le boum des manga en France, puisque Glénat, qui avait persisté dans sa traduction d’ Akira, commença alors la traduction de DragonBall, et d’ Appleseed, de Masamune Shirow.
A partir de ce moment, le succès des manga s’étend, permettant aux boutiques spécialisées dans l’importation du manga d’augmenter leurs ventes, ce qui eu pour effet de voir s’accroître le nombre de ces boutiques. C’est alors que le nombre d’éditeurs de manga traduits s’accrut également…

Le marché du manga était lancé…

4 commentaires

  1. only-us

    Et on l’a échappé belle … FAmille de France a enterré le club Dorothée et l’édition de Manga en France. Heuresement, on assite à un véritable retour (et petit à petit une reconnaissance de qualité, comme je l’ai constaté encore dans un article du Monde de l’Education) en Force du manga ici !

    Il faut savoir que la France est la premiere nation consommatrice de manga du monde, derrière le Japon boen entendu.

    Famille de France (dont a fait partie Sé »golène ROyal d’aileurs) n’a rien pu faire, au final ^^

  2. fepunk59

    Insane, c’est un peu normal qu’elle ne sorte pas TOUT de sa tête, sinon vive les erreurs. Il me semble normal que l’écriture d’un article se fasse à partir d’un support d’information, c’est d’ailleurs mieux pour éviter la diffusion d’inepties.

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