Les Maths (avec un grand « M ») …

Sans s’étendre sur l’histoire passionnante de cette matière (mais est ce bien seulement une matière ?), on peut dire que l’apparition des mathématiques coïncide à peu de chose près avec les premiers problèmes de comptage ou de construction, à l’origine de la géométrie et le l’algèbre.

Seulement voilà, cela n’explique pas pourquoi cette discipline est devenue si importante au cours du temps, cela n’explique pas ce qui à attirer d’illustre personne comme Messieurs Bezout, Gauss, Thalès, Lagrange et j’en passe – pardon à Mr Fermat que je ne citerais pas dans cet article -, cela n’explique pas pourquoi tant de questions restent sans réponse (ok, il n’y a aucun rapport, mais bon).

Il est aisé d’entrevoir ce qu’ont apporté les maths aux hommes au fils du temps lorsqu’on connaît quelques notions … je ne parle certes pas de la possibilité de compter ou de faire de bô dessins – encore que cela soit subjectif – ni même du fait que les calculs se retrouvent de partout dans notre monde (ordinateur, sondage, physique, bref …). Non, l’essentiel (qui n’est donc pas forcément dans Lactel comme on pourrait pourtant le croire) qu’ont donné les mathématiques est l’esprit critique et d’analyse. Quoi de plus formateur (et de plus tordu aussi) que de raisonner sur l’abstraction totale ? Seul l’homme est capable de réfléchir sur quelque chose de totalement coupé de la réalité tout en s’en servant après pour des objectifs si concret – faut dire que c’est pas les tordus qui manquent dans l’espèce « matheux »…

Un exemple … le théorie du Big Bang (qui, soit dit en passant est très peu connue) provient directement d’une démonstration mathématiques au comble de l’abstraction. Pour les connaisseurs, le théorème qui est l’origine de cette théorie est celui qui dit qu’il n’existe pas d’ensemble de tous les ensembles (vulgarisons en disant qu’il n’existe pas de sac à patate – on remarquera que les matheux aiment les patates, surtout en sacs – qui contient tous les sacs à patates). Cela à permis de déduire que l’univers n’a pas d’origine … pas de début (épatant, non ? non ? bon …) et en cela même qu’il découle d’un autre univers … disparu en une explosion de matière (sauf que ça … et bien c’est de la théorie, il est difficile de croire que juste parce qu’un quidam a laissé le gaz universel allumé et a voulu se griller une cigarette une truc aussi gros (infini ? Pas sûr …) est apparu – mais n’empêche ça a fait un beau feu d’artifice). Bon malheureusement, ben ce même théorème démontre que notre bon vieil univers a forcément une fin (temporelle) – mais ça on le savait puisque les frères Wachowski l’avaient dit.

Trêve d’élucubration en tout genre, parlons maintenant de math scolaire. Il est clair que la question la plus posée au sujet de cette matière est : « Mais à quoi ça sert ? ». Et là, la réponse est simple, nette, claire : A rien. Nada. Qued. J’en vois qui souri, au fond à droite. L’air de dire mais-putain-pourquoi-on-en-a-autant-alors-?. Je rectifie alors le tir. Je pourrais être de ceux qui disent (avec un air sérieux et omniscient) « T’as as besoin de savoir à quoi ça sert, t’apprends et tu te tais. », solution ô combien mesquine et simple – d’aucun parlerais de noyer le poisson, action servant habituellement à masquer une incompétence tout en assouvissant un besoin d’affirmer son autorité) mais tellement efficace (en même temps très agréable). Il n’en sera rien. Les maths, sous leur forme brute apprise en collège, ne servent plus à rien en tant que telles, toutefois, comme toujours au fils du temps elle apprennent à ceux qui la pratique la rigueur, la réflexion, la logique. En gros, elles leur apprennent à réfléchir (et certains en ont vraiment besoin).

Voilà résolu le problème de l’utilité des maths. Ok, il est des gens qui de toute façon sont allergiques au fait de manipuler des chiffres – une affliction non remboursée par la sécurité sociale – et c’est pas ce que j’ai dis qui va les faire changer d’avis. C’est parce qu’ils ne connaissent pas la joie de finir un problème bien ardu, ni de se casser la tête sur une énigme jubilatoire – comment ça je suis barjot ?

J’en viens à ce que tous le monde veux savoir. Comment être bon en math ? Je n’ai pas de solution miracle (vous y avez cru, hein ?) et même pour certain je dirais que je ne peux pas faire de miracle. Pour apprécier cette discipline, il faut être curieux, patient, ouvert (je dirais l’avoir été car certain de mes confères mathématiciens ont abandonné cet état d’esprit depuis pas mal de temps) et surtout, ne pas en rechercher d’application concrète. Il faut prendre ça à la manière d’un jeu (c’est moins cher qu’une console mais niveau graphisme, bof), d’une énigme.
Bon, allez, je vais arrêter avec ça, parce que j’en vois qui baille, et puis de toute façon, la sonnerie a retentit …

Pour la route, deux trois formules bien sympathiques :

Dévelopoment limité de Sinus et Cosinus autour de 0.


Déterminant d’une matrice.

J’en vois déjà qui fuient … ça vous rassure pas ?

14 commentaires

  1. Anonyme

    je crois que les maths et moi, ce st les deux antithèses idéales!!
    ma moyenne en décourragerai plus d’un, mais bon, je prends ça ac philo… il n’y a pas que les maths ds la vie!!

  2. Anonyme

    Merci Blue Jane ^^

    All.in.a.day si t’avais pris l’option math en TES je suis certains que tu les véraitent d’un autre oeuil. je pense que la théorie des graphes est vraiment un truc d’économiste pur !

  3. cortolechat

    tres bonne article, c’est bien ecrit et simple a comprendre, meme si je suis pas d’accord avec ton histoire du Big Bang.

    Seule chose qui me chiffone c’est pour le determinant de la matrice, je crois que si on aime pas les math et qu’on lis l’article on va encore moins aimer a la fin tu crois ?

  4. Anonyme

    Disons que c’étais voulu, car en fait le Determinant d’une matrice est une chose très simple à trouvée.

    Pour le Big Bang j’ai rien invent bien sur, c’est l’une des théories … je pourrais pas te dire si elle est vrai ou fausse (mais le théorèreme sur les ensembles lui est vrai).

  5. Anonyme

    ah bah enfin quelque chose d’interessant, qui démontre que les matheux ne sont pas des illétrés (article tres bien écrit, soit dit en passant) Personnellemnt, j’adore les maths, vraiment, et j’ai été honteusement obligée par le systeme scolaire de choisir entre L et S, ce qui est d’une idiotie crasse puisque les plus grands mathématiciens sont philosophes et vice versa . Ca me manque réellement (j’avoue aussi un peu parce que je trouvais ca facile, alors ca m’amusait) . Hum, donc bravo pour cet article, et puis heureuse de savoir que nous partageons le meme amour de la parenthèse à tout va (et des maths) . lol .

  6. fatime

    Je suis trop trop d’accord avec lebowski!! Ton article est super bien écris; parce ce que c’est vrai qu’en S, y en a pas beacoup parlant à peu près correctement le français… Bref, je suis tout à fait d’accord, les maths, c’est quelque chose de très intéressant… Mais quand même, la littérature doit avoir quelquechose en plus!
    Enfin bravo pour ton article!

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