Les yeux trahis par le cerveau !

 » Après 30 minutes de vol, j’ai reélisé que je pouvais regarder par le hublot. Ce que j’ai fait, percevant des lignes blanches au loin et des taches marrons et vertes semblant danser au-dessus du sol. J’ai demandé à ma voisine : excusez-moi, j’ai récupéré ma vue la semaine dernière après avoir été totalement aveugle pendant 43 ans. Pouvez-vous m’aider à me représenter ce que je suis en train de voir? Il y eut un grand moment de silence pendant lequel ma voisine se demandais si j’étais un fou ou un miraculé… » Ni illuminé, nin miraculé, ce père de famille californien venait de recevoir une greffe de cellules souches de cornée et de limbe. Plus de trois ans après l’opération son cas a fait l’objet d’un article dans une édition de « Nature neuroscience ». Iona Fine, de l’université de Californie, y évalue les capacités de récupération de son patient. Aujourd’hui il fait de son mieux pour admirer les paysages mais malheureusement il ne parvient toujours pas à decrypter ce qu’on peut voir dans la vie de tous les jours.
Il reconnait bien sur les couleurs, les mouvements et les formes simples, mais il éprouves encore des difficultés à reconnaitre les formes complexes telles que les visages même ceux de ses proches. Il distingue avec difficulté un visage masculin d’un feminin dans environ 30% des cas. Et pour les objets il n’en perçoit uniquement qu’un quart.
Iona Fine nous raconte son évolution :  » Je vois mon patient environ tous les 6 mois et il se débrouille de mieux en mieux, même si sa capacité à reconnaître des formes n’a pas évoluée depuis 2 ans. Je coris que la vision sera toujours pour lui comme une seconde langue. Il trouve souvent l’information visuelle gênante car elle est surchargée. Au début, il avait besoin de fermer les yeux pour réussir à se concentrer. Il connait la couleur des cheveux et des yeux de sa femme mais il est incapable de la différencier des autres femmes ayant les mêmes caractères physiques. » Avoir des yeux n’est pas suffisant pour voi, et Michael May illustre cette notion à la perfection. Sevré d’images durant 4 décénnies, son cerveau n’a pu établir avec ses yeus un plan de connexion normal. Ce déficit se fait surtout sentir avec « les aires qui ont besoin d’apprendre constamment de nouvelles choses, comme celles qui répondent aux visages. »

Skieur non voyant, Michael May s’est surpris à éprouver de frayeurs sur les pistes depuis sa nouvelle vie en temps que voyant. Il parvient maintenant à ouvrir les yeux sur les pistes mais Michael dira toujours que pour lui, voir restera à jamais un jeu de devinette. « Voir c’est construire des images à partir d’éléments de base. Ma librairie d’indices visuels est en constante augmentation. Cela me permet de reconnaitre plus rapidement les objets… Mais, en réalité, je continue à moins les voir qu’à les deviner » fini Michael.

7 commentaires

  1. Anonyme

    c’est super comme doc
    un sujet geniale qui feras plaisir a des non voyant…. euh enfin qui revoyent maintenan, un bon article!
    euh a mon avis ya pas grand qui es pour alors je te remonte ta note, parceqeu ya pas bocou de sites qui parlent de se sujet donc moaa je dit
    que j’aime ton sujet
    ouaaaiiiissss

  2. Anonyme

    t’as chopé ca d’un magasin c pa possible parce que pour connaitre tous les moindre détails…comment t’as fè ???

    tostakist==> bien rechercher la blague

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>