Ma vie d’esclave

Le résumé

Mende Nazer vit heureuse avec sa famille au Soudan. Son enfance est simple, mais réellement joyeuse. Sa famille vit au sein d’une tribu, comme bon nombre de familles d’agriculteurs.
Une tribu soudée, comme toutes les tribus là-bas, sans racisme, où la bonne humeur, le partage et la communication règnent.
Cependant, les villageois ne dorment pas tranquilles : les Arabes les menacent….

Mende, comme la plupart des enfants de son âge, va à l’école. Elle a pour professeurs des Arabes, qui ne sont pas tendres avec leurs élèves : interdiction de parler leur langue natale, de faire trop de bruit…
Cela ne l’empêchera pas d’être une élève assidue.

La première souffrance de Mende sera de subir une excision, coutume barbare de son village.
La seconde, et sûrement la pire, sera d’être enlevée, alors qu’elle n’a qu’une douzaine d’années, par les Arabes, d’être violée, et réduite en esclavage.

Dès lors, elle n’est plus une personne, mais un objet. Elle est vendue à une riche famille de Khartoum, dans laquelle elle est maltraitée, humiliée. Elle servira sa maîtresse durant sept longues années, jusqu’à ce que celle-ci décide de l’envoyer à Londres, chez sa sœur.

Mende y est très bien accueillie, elle commence même à retrouver un peu de dignité, jusqu’à cet événement, qui la fera retomber au plus bas, mais qui, à force de courage et de volonté, la sauvera.

Mon avis

Ce livre est une pure merveille !
L’auteur fait preuve d’un courage extraordinaire…
Imaginez-vous passer d’une vie paisible au sein de sa famille, à l’asservissement.
Imaginez-vous, dormant paisiblement, et être réveiller par des individus sanguinaires, racistes.
Imaginez-vous voir votre famille, votre tribu, maculée de sang, déchirée.

Seuls sa détermination, et l’espoir de revoir, un jour peut-être, sa famille vivante, l’ont gardé en vie.

Mende Nazer est loin de faire dans le sentimental dans ce livre. Cet ouvrage n’est pas une suite de plaintes, de pleurs, mais bien un témoignage. C’est une lutte, un désir de faire connaître au monde, de dénoncer le racisme, et bien entendu, l’esclavage.
Effectivement, bon nombre de personnes croient que ça n’existe plus. Oui l’esclavage est puni par la loi, oui il est interdit, mais il reste monnaie courante dans un grand nombre de pays, dont le Soudan.
Interdire ne signifie pas abolir, et c’est pourquoi Mende se bat.

Cette femme en a non seulement été victime, mais elle a vu ses sœurs dans les mêmes conditions.

Mende dénonce l’esclavage, et par conséquent, le racisme qui existe bel et bien dans toutes les civilisations. Elle raconte comment ses frères musulmans l’ont maltraitée, elle, une musulmane aussi, à cause de sa couleur de peau. Elle montre le ridicule de cette situation : comment se détester, se haïr malgré des convictions identiques….
Or les Arabes, qui se croient supérieurs, ne le sont que grâce à leurs armes, car même si Mende s’est faite exploitée durant des années, c’est elle qui a gagné le combat. Certes pas le combat dans son intégralité, mais c’est tout de même un pas de plus franchi dans cette lutte pour le respect des droits de l’Homme.

Pour conclure, c’est un magnifique hommage à ceux qui subissent la violence, le racisme, et une belle claque pour toutes les personnes qui croient vivre dans un monde où esclavage rime avec antan.

2 commentaires

  1. la lacher

    ca a l’aire « sympa »( pcq evidament le livre est surement pas marant XD ) et ca donne envie de lire le livre :+) donc ton article remplit surement son role ^^
    jaime bien ce genre de temoignage ca serra peut etre le prochain que je lirais ….

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