Mais pourquoi donc la drogue?

La société

La drogue n’est elle pas une maladie honteuse suppurée par notre société?
Société technique, rationalisée, sans âme, ni chaleur. Société donnant à souhait des moyens de vivre mais non pas des raisons de vivre. Société de la rentabilité, qui distille la solitude, l’insécurité. Société de consommation suscitant des rêves et ne donnant que du vent. Société bruyante, pressée, sans convivialité. Société où les déracinés sont nombreux. Société où les maîtres à penser ont fait l’apologie de la liberté absolue et la critique systématique des normes dénoncées comme tabous.

La famille

51% des toxicomanes ont une famille désunie. Les autres ont eu des parents trop rigides ou à l’inverse trop libéraux, n’ayant jamais posé le moindre interdit. Mais aussi des parents ignorant le dialogue et l’expression de la tendresse.

Les trafiquants, l’argent

Les gains réalisés par les trafiquants sont colossaux: 200 milliards d’euros en 2005 ont été dépensés dans le monde pour la drogue (plus que pour le pétrole). Un tiers tombe entre le smains des gros magnats de la drogue, c’est la part du crime. Certains gagnent tellement d’argent qu’ils ne comptent plus les billets, ils les pèsent!
Beaucoup vivent de la drogue: les paysans qui produisent les plants de départ, les trafiquants intermédiaires et les petits dealers locaux qui diffusent « la came ». Le toxicomane, devant le prix élevé de la drogue, se voit obligé souvent de devenir dealer à son tour pour pouvoir se payer sa ration journalière. D’où la progression exponentielle de la drogue.

Pour en savoir plus:
- 1kg d’héroïne acheté par le grossiste 5000 euros est revendu 150 000 euros au détail.
- La dose d’héroïne coûte environ 30 euros dans la rue. Le drogué en a besoin de 4 ou 5 doses par jour; coût: près de 55 000 euros!

Les toxicomanes

Quelles sont les motivations de ceux qui, un jour, goûtent à la drogue? Elles sont nombreuses, variables selon les personnes et selon les époques.

Le besoin mystique
Face à une société matiérialiste et intéressée, les drogués des années 60-70 recherchaient surtout un besoin de spiritualité, une évasion mystique « sur les chemins de Katmandou » ou dans l’art psychadélique. C’est que l’homme éprouve le besoin d’aller au dela de lui même, de se dépasser pour accéder aux sphères du rêve, du sacré.

Le mal-être
Dans une société de masse, dépersonnalisante, celui qui est en recherche d’identité, instable, paumé, est tenté par la drogue. La personne est à ce point blasée, dégoutée de tout qu’elle en vient à rechercher la drogue pour la drogue, dans une fantastique angoisse existentielle. Elle songe moins à « s’éclater » qu’à se « défoncer ».

Le goût du risque
Il y a dans la drogue un flirt avec la mort. C’est souvent un suicide déguisé. Pourtant ce goût du risque n’est pas forcément une pulsion masochiste de destruction ou un rejet d’une vie stupide, mais un désir de se dépasser, de défier la mort, de goûter l’ivresse.

Les motivations sont encore multiples: la recherche du plaisir intense, la curiosité, un besoin de communauté chaleureuse, un besopin adolescent d’opposition… la liste n’est pas exaustive.

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