Martyrs

 

Années  70, une petite fille s’échappe des bourreaux qui la séquestraient, recueillie dans un centre pour enfants, elle rencontrera celle qui l’aidera à établir sa vengeance.  15 ans plus tard, elle retrouve ses tortionnaires…

A priori, on est face à un scénario de base du genre. Mais le film va peu à peu monter en crescendo, de rebondissement en rebondissement, le réalisateur nous plonge dans une histoire des plus étranges sur le symbole du martyr, que le spectateur ne voit pas arriver. Amateurs du cinéma d’horreur italien à la Dario Argento, vous pourrez en retrouver les clés : passage du fait divers à l’expérience mystique et personnages principaux complètement habités (on salue au passage la performance des deux actrices). Mais s’inspirant des classiques du genre, Pascal Laugier en récolte les défauts, à savoir des personnages secondaires particulièrement caricaturaux à la limite du ridicule et une fin plus qu’alambiquée. N’étant pas film français pour rien, Martyrs souffre de la pathologie du scénario qui s’essouffle. Le début est épatant : enfoncé dans son fauteuil, le spectateur est pris aux tripes, pas moyen d’y échapper, les images sont éprouvantes à la limite du soutenable mais il parait impossible de détacher son regard de l’écran. Malheureusement le rythme accéléré et trépidant ne dure qu’un temps et la deuxième partie du film bien qu’éprouvante par sa lenteur et ses effets de répétition semble se perdre littéralement dans son scénario.

On ne ressort pas indemne de la salle, choqué, bouleversé et particulièrement mal à l’aise mais c’est bien le but du film d’horreur et la raison pour laquelle on s’y rend. Dans ce sens, on peut dire que ce film est essentiellement réussi. 

Ames sensibles, se l’interdire !

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