Maudit chat !

Un beau matin, vous vous levez sous le soleil chaud de cette nouvelle journée d’été. Au moment où vous ouvrez la porte, un chat noir vous fixe, confortablement assis devant le palier de votre demeure. Vous voulez le caresser mais vous retirez aussitôt votre main… En effet, on raconte que ces animaux porteraient malheur… Le voisin de droite vous jete des regards effrayés avant de disparaître à l’encolure de la rue. Vous ne croyez pas vraiment aux mythes liés aux chats, vous poursuivez donc votre chemin. Mais voilà que la bête de malheur vous suit en poussant des miaulements stridents. Vous commencez à paniquer et vous vous dirigez vers la bibliothèque. Les animaux y sont interdits, et vous profitez de cet avantage pour vous asseoir à l’une des tables en soufflant de soulagement. Soudain, vous tombez sur un livre :

Le chat à travers les âges

Vous l’ouvrez et commencez à feuilleter les pages. Vous vous arrêtez sur un article au début de l’ouvrage :

En Egypte, le chat était vénéré comme un dieu. Pour les Egyptiens, il incarnait la déesse Bastet dans le monde des vivants. On leur attribuait à l’époque le pouvoir de protéger les gens du feu. Lorsqu’un chat mourait, son maitre se rasait les sourcils en signe de deuil et de respect pour le défunt. Tuer un chat était un grave crime puni de mort.

Vous tournez les pages en observant les images, puis vous vous arrêtez à nouveau pour prendre connaissance du texte.

Au Moyen-Âge, le chat était un animal dit « diabolique », et le compagnon fidèle des sorcières. L’Eglise qui voulait lutter contre les rites païens fit circuler cette idée aux gens qui à l’époque attachaient énormément d’importance à la religion. On persécuta ainsi les chats pendant des siècles, avec une cruauté sans comparable. On les brûlait et pire, on les enfermaient dans un sac, on piquait une fourche dedans et on plongeait le sac dans l’eau bouillante, puis on le remontait juste pour le plaisir du public qui appplaudissait en entendant ses miaulements de souffrances, et ainsi de suite jusqu’à la mort de l’animal. On allait même jusqu’à les emmurer vivant dans les nouvelles maisons car cela portait chance et éloignait les rats, d’après les gens de cette époque.

C’en fut assez. D’un geste sec, vous refermez le livre et vous dirigez vers la sortie. Le chat noir vous attendait toujours. En vous attardant sur ses formes, vous remarquez qu’il est très jeune et vous lisez même dans ses yeux que tout ce qu’il demande, c’est un peu de caresses et de tendresse. Vous le prennez dans vos bras et il se met à ronronner. Et puis, ne dit-on pas dans certains pays d’Europe que pour briser la « malédiction » qui pèse sur vous depuis que vous avez croisé un chat noir, il suffit de le croiser une seconde fois ? En regardant le petit animal qui s’était assoupi dans vos bras, vous sentez en vous une bouffée d’affection qui fit fondre vous frayeurs.
Mais toi, demande-toi à quoi servent les superstitions si elles engendrent la folie, la torture et les craintes ? A quoi servent-elles si elles ne sont pas fondées sur des bases solides ? Pourquoi croire mot pour mot ce que racontent les gens sans avoir eu l’occasion de le vérifier par soi-même ? Est-ce de la compréhension ou de la naïveté ?
Refléchis-y bien car tout au fond de toi, tu sais que tu en connais la réponse.

3 commentaires

  1. launaa

    Moi non plus je n’y crois pas et normalement on le comprend à la fin de l’article. En fait c’est une sorte de « coup de gueule » contre ces superstitions sans fondement.

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