Metier de demain: Simple évolution… Ou vraie révolution?

On commence enfin à prendre conscience de l’ampleur des transformations qui secouent le monde du travail et des loisirs. C’est un vaste phénomène, économique et sociologique, qui déferle sur les sociétés occidentales depuis une grosse dizaine d’années. Certaines de ses lignes de force sont déjà connues: flexibilité et instabilité professionnelles acrues, recul de la sphère publique face à la sphère privée, augmentation et diversification des offres de services…
C’est l’ère quaternaire: après le long règne de l’agriculture (secteur primaire), la montée de l’industrie (secteur secondaire) et l’essor des services immatériels (secteur tertiaire), vient le triomphe de l’outil de haute téchnologie, de l’informatique et du numérique.

La génération qui va entrer sur le marché du travail dans les années qui viennent sera très différente de toute celles qui l’ont precedées. Parce que le marché du travail lui même a evolué, frappé par la révolution des technologies de l’information et de communication et la libéralisation des échanges? Le monde du travail sera plus instable: le travail à temps plein et permanent, qui était à la norme il y a 20ans, fait place à des formes d’emploies plus précaires (temporaire à temps partiel sur appel). La main d’oeuvre devra plus et mieux qualifiée, dynamique et innovante.

Des métiers plus nombreux et plus éxigeants
C’est un défi lancé au monde de la formation supérieure tout particuliérement dans le domaine scientifique. Pour ne pas rater le train de la nouvelle économie, les filières scientifiques sont appelées à perfectionner leurs cursus. Cette formation offrira ainsi_ et commence déjà à offrir_ de plus en plus de débouchés professionnels. Elle s’efforce de diversifier les compétences des jeunes, ce qui leur permet de trouver plus facilement un emploi.
La filière des Maths, informatiques et aplications aux sciences (MIAS), par exemple, s’ouvre aux métiers de la communication, du numérique, du multimedia, de l’image, de la gestion, de l’ingénieurie, de la finance ou encore du génie biomédical… Le succés actuel des sciences de la vie et de la biologie vient de la multiplication (et de la médiatisation =) de métiers liés à l’écologie (traitement des déchets, des eaux et des sols) et au secteur agroalimentaire (explosion des biotéchnologies, du clonage et des cultures transgéniques). Autres voie pleine de promesse : la physique-chimie. Dans les métiers du matériau, du nucléaire, de l’aéronautique ou du textile, la recherche et le développement sont en pleine expension, ainsi que le recrutement. Pour parachever le tout, il faut noter que dans chacunes des sphères, il y a possibilité de s’orienter vers le journalisme scientifique, ou bien le conseiller juridique (comme les éco conseillers).

Réformer l’université… et les habitudes
Le LMD (harmonisation des diplomes européens) tend à mettre la formation en phase avec le monde du travail de demain. Comment? En encourageant les étudiants à intégrer les Licences pro et a diversifier leurs compétences. En M1 (première année de Master), l’année est divisée entre l’enseignement théorique et des stages en entreprises. De plus, tous les cursus compteront une formation en informatique et en bureautique.
Et l’Europe en a besoin… Dans le domaine des biotéchnologies par exemple, l’industrie européenne est dépassée par l’industrie américaine en terme de dépenses de recherche, de brevets déposés, d’investissements et de ventes. La main d’oeuvre américaine employée dans ce secteur est de plus de 160.000 personnes, contre 50.000 en Europe, alors que le nombre total d’entreprises est comparable. Motifs: les jeunes diplômés qui créent une entreprise manquent d’expérience commerciale, et les mondes de l’entreprise et de la science ne sont pas assez rapprochés. C’est à ce problème que la formation universitaire peut répondre, à ce niveau. Elle peut ouvrir les jeunes à des domaines fort différents (Maths, physique, chimie, biologie d’un côté, économie, finance, droit, gestion de l’autre); elle leur donne une compétence accrue en informatique; elle les incite à maitriser au moins une langue etrangère… Des atouts indispensables pour affronter l’ère quaternaire.

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