Mouss et Hakim (ex-Zebda) ou le contraire

Quand ils élèvent la voix, c’est pour nous faire relever la tête et garder le poing levé. Et s’il n’y avait qu’un message à retenir, c’est que le genre humain n’a pas de nationalité. Que la fraternité n’a pas de papiers. Que les langues et les cultures ne sont pas des chasses gardées. Tour de force s’il en est, quelque soit la contrée où ils se produisent, ils parviennent en moins de deux heures à communiquer à leur auditoire cette fameuse « fibre berbère ».
Et si, sur toutes les scènes qu’ils foulent, Hakim et Mouss revendiquent leurs attachent toulousaines, ce n’est pas par régionalisme déplacé mais pour défendre leur conception de la citoyenneté qui veut que l’on est de là où l’on vit. D’Alger la Blanche à Toulouse, en passant par Bondy en Seine-Saint-Denis ou Marseille – comme le dit la chanson – « là où on va on est chez nous ».

Mais c’est en déroulant le fil conducteur de leur parcours multiple que l’on découvre les identités de Mouss et Hakim. Frondeurs avec Zebda, internationalistes avec 100% Collègues, partisans avec Motivés, émancipés avec leur album duo, justiciers de la mémoire avec Origines Contrôlées. En deux décennies, la tribu de Mouss et Hakim a incontestablement fait progresser l’humanité de toutes celles et ceux qui ont croisé leur chemin, dans une salle de concert, dans une cité, dans un bistrot, sur un terrain de foot ou dans une manif.

Pour cette tournée anniversaire, il n’y a qu’une chose à souhaiter : que la Tribu grandisse et qu’après chaque séparation, elle se reforme. Pour le plus grand plaisir des collègues qui, grâce à Hakim et Mouss, nourrissent les espoirs de leurs vingt ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>