Nicolas Sarkozy fait des pieds et des mains pour reconquérir le cœur de l’Amérique.

« Je veux être votre ami, votre allié, votre partenaire. », Nicolas Sarkozy aurait pu ajouter : « votre serviteur  dévoué, votre féal», Mais de tels mots auraient sans doute fait quelques remouds en France. Néanmoins, c’est bien de cela dont il s’agit. On le sait, Nicolas Sarkozy admire les Etats-Unis depuis longtemps. Il s’y est même rendu pendant sa campagne présidentielle, avec obtenant ainsi un très court entretient Mr Bush (30 min). Désormais, il joue dans la cours des grands, et obtient donc un repas, dans le manoir de Georges Washington. Le dit repas est suivi d’un spectacle retraçant les longues discussions entre le Marquis de La Fayette et le futur premier président des Etats-Unis ; histoire de se rappeler le bon vieux temps. Autant dire que de l’autre côté de l’atlantique, on déroule le tapis rouge à Monsieur Sarkozy. Et pour cause, il a le profil idéal du chef d’état allier : Favorable à un libéralisme assez poussé, médiatique, et pas dérangeant. Notons, que Nicolas Sarkozy admire la « fluidité de la société américaine ». Une société livrée à elle-même où il faut se marcher sur les pieds pour survivre ; car c’est bien là qu’est le côté obscur du libéralisme le plus extrême. Une société violente et ultra répressive. Notre chef de l’état est donc convaincu qu’une telle société serait bénéfique pour la France, et voudrait certainement nous la proposer (on a du souci à se faire). Du Côté Américain, un tel visiteur se courtise, bien entendu.

Le lendemain après son repas avec Monsieur Bush, Nicolas Sarkozy s’est rendu au congrès ; où tous les représentants américains s’étaient mis sur leur 31 pour l’événement. Un discours digne de sa campagne politique ; on a eu à faire avec du grand « Sarko ». Il s’est même surpassé. Ainsi a-t-il déclaré dans un élan d’amour d’amitié et d’admiration : « Nous sommes des alliés depuis toujours et pour toujours ». On en a presque la larme à l’œil ! On ne sait si s’est pour la sincérité de ces paroles ou si pour ce qui risque de nous arriver dans un avenir proche. Toujours est-il que Nicolas Sarkozy entend tourner la page de Jacques Chirac. Il tient à rétablir une alliance franche. Il parle de politique de fermeté ; en ce qui concerne l’Iran, le Kosovo et le Liban. Les Américains approuve, lui lance des fleurs, se perdent en éloge.On va même jusqu’àattribuer à Nicolas Sarkozy la baisse de l’antisémitisme en France ! Mais rendons à César ce qui est à César. Les monuments demémoire en l’honneur des déportés de la seconde guerre mondiale ou encore toutes les actions en faveur du dialogue des cultures (musée quai Branly) sont avant tout l’œuvre de Monsieur Chirac. Et ce n’est certainement pas notre nouveau président de la république qui alimente ce grand amour de l’autre et de sa culture avec des politiques d’immigrations endurcies. Admettons quand même que dans ce discours au congrès, Nicolas Sarkozy a tenu à souligner certaines différences avec les Etats-Unis en matière d’environnement et en matière monétaire, dénonçant ainsi un dollars trop faible, c’est bien trop peu.

L’insouciance consternante de Georges BUSH

Georges Bush, lui se réjouit de ce renouveau français. Il dit « admirer Nicolas Sarkozy » dans une interview accordé à Patrick Poivre D’Arvor. Dans cette même interview, l’arrogance et l’indifférence du chef d’état américain sont déconcertantes. Il ne regrette en rien l’enlisement en Irak. Il avoue à demi-mot que l’objectif était de se « débarrasser de Sadam Hussein ». Il croit avoir libéré 25 millions de personnes en envahissant l’Irak et l’Afghanistan ; sans préciser combien y ont laissé leur vie, les tortures subies par les populations locales etc… Enfin Monsieur Bush pense réellement qu’il a joué un rôle fondamental dans l’histoire du monde. Il a raison, si on considère que mettre une place un nouveau désordre mondial est une action historique. De plus, il croit avoir donné un « bonne image des Etats-Unis dans le monde », mais c’est certainement sans compter sur le mouvement anti-bush qui existe encore à l’heure actuelle. Remarquons, qu’aucun président n’avait vu naître des mouvements à l’encontre de son nom sur une échelle mondiale.

C’est donc de ce genre de personnage dont veut se rapprocher Nicolas Sarkozy. Ce dernier a affirmait qu’il aiderait les Américains dans leur lutte contre le terrorisme (on a encore du souci à se faire). Autant dire que nous sommes une nouvelle fois au service de l’oncle Sam. On dit que Nicolas Sarkozy met fin à la plus grave « crise » entre la France et les Etats-Unis. Une « crise » durant laquelle on a su montrer qu’on savait vivre sans. Une « crise » qui ne nous a pas dérangés plus que cela. Une « crise » qui avouons-le n’était pas une crise d’urgence… Mais on comprend Nicolas Sarkozy, les promesses qu’il a fait au peuple américain seront les seules qu’il pourra tenir.

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