Non au bizutage!

Interdit par la loi du 17 juin 1998, le bizutage est un délit, passible de 7500 euros d’amende et de 6 mois de prison. Pourtant, certaines écoles d’ingénieurs, des facultés de médecine, de pharmacie, des classes prépas, mais aussi des lycées pro perpétuent ces agissements, parfois sous couvert de semaines ou de week-end d’intégration.

Ces pratiques dégradantes restent, pour certains élèves, un traumatisme. Le bizutage met en jeu un processus de manipulations mentales très subtiles. Privation de sommeil, alimentation dégradante ou mise en scène de la violence. Il ne reste aux bizuts qu’à accepter leur sort. « Un passage obligé » diront certains idiots. A l’issue de ces épreuves, chacun sera persuadé qu’il était consentant et que cela lui a permis d’être « accepté ».

Une fois le bizutage terminé, c’est le baptême : on tue symboliquement l’étudiant pour le faire renaitre formaté et docile vis-à-vis des anciens.

Ne pas se laisser faire est la meilleure option à adopter. A la moindre insulte, au moindre geste déplacé, il faut partir et ne pas attendre que les choses s’enveniment. Car en face les bizuteurs sont les plus forts, ils auront raison des nouveaux. Il ne faut pas craindre les hypothétiques représailles. Nul besoin de passer par le bizutage pour se souder à un groupe ! D’ailleurs, parmi les objectifs affichés, certains sont contradictoires, comme ceux d’inculquer à la fois l’humilité et la confiance en soi. En réalité, au lieu d’aplanir les différences, le bizutage les accentue. Les plus faibles sont écrasés tandis que l’on donne l’occasion aux plus forts de jouer les héros et de sortir renforcés. L’objectif inavoué, inconscient, du bizutage est peut-être celui là : repérer les plus forts, les « gagneurs » de demain et établir une hiérarchie.

Plus d’informations sur: http://www.sos-bizutage.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>