OBJECTIF BAC: gare aux tricheries !

Pour beaucoup : tricher au bac, c’est de la folie ! Beaucoup trop risqué, beaucoup trop stressant ou encore pas sérieux : la plupart des candidats sont refroidis à l’idée d’user de ruses pour obtenir son baccalauréat. Néanmoins, les tricheurs, on en connait toujours,  et certains n’hésitent pas à tenter le diable le jour J à leurs risques et périls.

Avec le téléphone portable et les nouvelles technologies, c’est une nouvelle ère pour les tricheurs. Désormais, il est devenu beaucoup plus facile d’obtenir un contact à l’extérieur afin d’obtenir des réponses grâce aux SMS, de prendre en photo son cours via le portable et même désormais de surfer sur le web à l’affut d’informations. Internet constitue effectivement du pain béni pour les tricheurs : toutes les questions trouvent réponses sur la Toile et des sites proposent même des conseils  de préparation et de conception d’antisèches. Néanmoins, même si le rectorat s’inquiète de l’essor de ces nouveaux moyens plus difficiles à contrôler, les anciennes techniques restent toujours les plus utilisées : de l’antisèche sur la règle, à l’écriture sur le bras tous les moyens sont bons à prendre pour les fraudeurs. Même si au final, le risque encouru s’avère souvent un mauvais choix au final, au regard des conséquences…

La lutte contre la fraude au baccalauréat est la préoccupation principale du rectorat cette année. Même si le taux de fraudeur est faible, les recteurs se mobilisent pour trouver de nouveaux moyens d’empêcher la triche. Ainsi cette année, il sera interdit d’avoir sur soi un téléphone portable (peut constituer une suspicion de fraude même si l’élève n’est pas surpris en train de l’utiliser, le simple fait d’en avoir un suffit à l’élaboration d’un procès verbal). Les sacs et les portables seront donc à déposer à l’entrée de la salle et le surveillant aura comme ordre de passer régulièrement dans les rangs pour surveiller et dissuader. La dissuasion restant évidemment le meilleur moyen de décourager les éventuels fraudeurs. Et c’est bien là-dessus que le rectorat compte : au début de chaque épreuve, une note rectorale sur la fraude reprenant les sanctions envisagées sera ainsi lue pour que les élèves prennent conscience des enjeux.

Les éléments constitutifs de la fraude et les sanctions :

Afin de bien comprendre le système, peut rappel selon les informations de France Examen, du règlement concernant la fraude au baccalauréat.

Il est interdit évidemment de communiquer avec les autres candidats pendant l’épreuve, d’utiliser des informations et documents non autorisés. Il est également interdit d’avoir recours à un moyen de communication. Autre éléments constituant la fraude : les documents falsifiés et la substitution d’identité (quelqu’un qui passe l’examen à votre place).
Il faut bien distinguer qu’il existe la fraude (avec un flagrant délit) et la suspicion de fraude. Cette dernière peut engendrer une sanction. En cas de flagrant délit : le surveillant fait cesser la fraude et établi un procès verbal. Le candidat est des fois contraint de continuer son épreuve sauf s’il perturbe le déroulement de l’examen dans ces cas là il doit être expulsé de la salle.

Lors d’une suspicion de fraude : un dossier est constitué sur le cas et il est transmis à la commission responsable de la discipline. La commission convoque le candidat pour qu’il puisse s’expliquer et se défendre, courant octobre. Et délibère par la suite pour décider de la sanction. Jusque là le candidat ne peut avoir connaissance de ses résultats et ne peut obtenir le droit de se voir communiquer ses copies.

La sanction dépend du degré de la fraude, de l’annotation sur la copie et de la décision de la commission. La sanction peut aller du simple blâme à l’interdiction de se présenter à un examen pour une durée qui peut aller de 1 à 5 ans. A préciser que cela concerne également le permis de conduire et que cette interdiction peut entrainer l’impossibilité de s’inscrire dans l’enseignement supérieur !  On peut également citer comme sanction encourue : l’annulation de l’épreuve et l’annulation de l’examen. Tricher à un examen peut donc couter très cher !

Mais le problème principal de la tricherie n’est finalement pas le fait de frauder, c’est surtout de croire que la note et le résultat compte plus que l’apprentissage. Notion bien sûr facilitée par le système scolaire mais qui peut entrainer au-delà de la sanction des regrets plus tard pour l’élaboration de sa carrière professionnelle. Obtenir son bac sans le niveau requis peut entrainer un leur sur nos réelles capacités et surtout ne prépare pas aux examens que l’on pourra rencontrer par la suite que se soit à l’université ou dans le vie professionnelle ou recourir à la tricherie même si cela est toujours possible, s’avérera bien plus compliqué et les répercussions plus problématiques.

Et puis tout le monde n’a pas le « talent » des sous doués pour rivaliser d’inventivité en matière d’antisèches :

 

 

 

 

 

 

 

Agnes

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