Olympe de Gouge, la première Femen

Olympe de Gouge, la première Femen

On ne devrait jamais quitter Montauban. Après quarante-cinq ans d’une vie ô combien remplie, Olympe de Gouges est guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, victime de la folie révolutionnaire, retranchée du monde par les hérauts d’un mouvement qu’elle n’avait pourtant eu de cesse d’appeler de ses vœux, d’encourager et de vénérer –cruel paradoxe de l’Histoire.

Sa vie relève du roman d’aventure et il fallait bien l’élégance du trait de Catel et l’érudition joyeuse de José-Louis Bocquet pour en retracer les riches heures et les folles arabesques sentimentales, littéraires et politiques. Aussi réussi que leur Kiki de Montparnasse, ce roman graphique n’omet rien du destin et de l’œuvre de la première des féministes. Au hasard d’une case ou d’une planche, surgissent, parfaitement croqués, Louis-Sébastien Mercier, Voltaire, Danton, Rousseau…

De la campagne tarnaise à la scène de la Comédie-Française, des salons girondins aux couloirs de la Conciergerie, on suit le cœur radieux puis amer la candide et insolente citoyenne marchant fièrement vers Moloch.


Ses dernières paroles furent : « Enfant de la patrie, vous vengerez ma mort ». Catel et Bocquet, eux, honorent sa mémoire. Un écho au combat des Femen. A chacune sa Révolution.

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