P.O.D

Payable on death, plus connu sous le diminutif P.O.D., n’est pas un de ces groupes nés de la dernière pluie qui connaissent un succès immédiat. Formé à San Diego en Californie, composé d’un soliste-guitariste, d’un batteur, d’un guitariste d’accompagnement,
et d’un bassiste (qui fait aussi la deuxième voix).
Avec leurs débuts, très difficiles (avec leur premier album « Snuff the punk » (en 1994, récemment réédité, car à cette époque ils n’étaient alors qu’indépendants), ils ne connaissent ni la gloire, ni le talent, mais plutôt leur banlieu de la « petite » Amérique.

Dès 1999 ils se produisent. Mais comme tout les groupes indépendant, ils n’atteignent pas le sucés. Sous des influences musicales comme Offspring, Nirvana, Sex pistols (comme tout les groupes rock d’ailleurs) Rage Against ou encore The Police, ils produisent eux mêmes leur deuxième opus en 1998, mais sortira dans les bacs qu’en 2000 (Fundamental Elements of Southtown ).
Mais, POD ne suis plus le mouvement, issus des banlieus Californiennes, le groupe ne peut plus se produire lui même. Alors Warner Music (la production la plus libéral je dirais) leur accorde LE contrat de travail. Le succès de la bande de copain Californienne n’est apparu qu’avec leur troisième album et a littéralement explosé avec « Satellite » (ne sortira pas avant 2001, par maque d’argent).


Le quatuor revient avec un nouveau guitariste (Jason Truby) et son 5ème album sobrement intitulé  » Payable on death « , transcription de l’acronyme qui lui sert de nom. Avec un tel patronyme, on pourrait l’associer à un groupe metal bourrin et sans cervelle, pourtant on découvre une formation qui sait aussi dessiner des mélodies et des rythmes bien persos. Le groupe présente ici pas de
révolution mais une évolution vers un peu plus de mélodie. Cette dernière, venant surtout de la voix du soliste (Sonny) qu’ils imposent comme une marque de fabrique du groupe. La voix se fait plus posée et le travail du chanteur est vraiment perceptible à ce niveau. Peu de changements sont à noter au niveau du jeu de guitare malgré le changement de guitariste (dès débuts jusqu’à maintenant). Un grand nombre des titres apparaissent comme des singles potentiels et inonde les chaînes musicales américaines actuellement (comme  » Sleeping awake  » qui figure sur la BO de Matrix reloaded).

Le groupe est plus branché dans le néo-métal, mais ont des influences punk, et hard-rock. Leur style est totalement décalé (virant du tribal, au grunge… un mélange très original).
Ils ont l’air disjoncté, mais reste les pieds sur terre. La bande de copains a eut des débuts difficiles
mais s’élancent tant bien que mal dans une belle carrière.

Quels sont les ingrédients de cette belle réussite ? ou plutôt de ce début de succés, qui commence a grimper ?
Tout d’abord de gros riffs metals et des ambiances plus posées accompagnent des textes sur l’ascension spirituelle, l’amour, la volonté de changer le monde.
Ensuite, le chant, entre metal, ragga et pop, sait rester assez agressif pour entretenir une tension à chaque morceau. Avec Payable on Death, P.O.D continue dans la voie déjà tracée par Satellite (deuxième album) et se place en concurrence directe avec l’enfant sage du néo metal qu’est Linkin Park (gnark gnark gnark !!!)
P.O.D. poursuit donc son ascension vers les sommets avec talent et maturité.
Comme quoi les petits labels, ou même des groupes sans ambitions peuvent devenir attrayants et provoquer un changement de situation dans l’ordre de la musique…

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