Pauline – Allo le monde – le clip

Silhouette sylphide. Elégance naturelle dans le geste. Longue chevelure ondulée, en cascade sur des épaules fines. Pas de maquillage. Pas de panoplie sexy. Teint naturellement halé. Pauline est ce qu’il convient d’appeler un beau « brin de fille ». Vous savez, ce genre de physique à la fois doux, sauvage et piquant qu’émanent les vraies filles du sud…
Qu’elle n’est pas !
Et ça… Ce n’est que le premier d’une longue série de paradoxes constituant cette étrange jeune femme, née l’année du concert anniversaire pour Nelson Mandela à Wembley.

Ce qu’officiellement on sait d’elle ? Pas grand-chose encore, à vrai dire.
Pauline est née un 5 janvier dans le nord de la France. Petit capricorne.
Elle commence le piano à 5 ans en prenant des leçons avec une vieille dame … (Enfin leçons, c’est vite dit parce si on l’écoute, Pauline, elle passait plutôt l’heure à discuter avec la dame en question qu’à jouer réellement. Ajoutez à cela quelques astucieuses quintes de toux simulées destinées à masquer d’éventuelles fausses notes et vous aurez une petite idée de ces premiers contacts avec un clavier…)

C’est par hasard, et presque contre son gré qu’elle intègre le conservatoire de Lille. En fait, à l’origine, c’est son jeune frère qui voulait y entrer. Elle prépare le concours d’entrée pendant les vacances. Et…
Elle est reçue. Unanimité ! Dingue non ?
A ce moment de sa vie, au Conservatoire, Pauline a 12 ans et fait une rencontre fondatrice : un prof de piano, qui va lui transmettre le virus. La passion désormais sa plus belle alliée, elle passera avec brio les différents examens pour se retrouver, en ce moment même, à la préparation d’un DEM. (Les initiés apprécieront)
« Sans piano, je n’aurai jamais chanté. C’est le prolongement de moi. Il me donne une force que je n’imaginais même pas »
Regardez la jouer, vous comprendrez. Ecoutez-la, vous saisirez les raisons qui ont poussé Jean Claude Ghrenassia (patron de Label) « Ma bonne fée », Jean Luc Leonardon (arrangeur), Martin Rappeneau (compositeur-ami), Lena-Ka (complice) et François Welgryn (auteur) à basculer dans l’aventure.
Emportés, eux aussi, par son irrésistible enthousiasme.

L’écriture ?
« J’ai toujours écrit, je voulais poser mes mots, parfois n’importe quoi, des citations, des pensées, ma journée… Le plus compliqué ensuite, c’est de les rassembler en trois minutes pour en faire une chanson. »
Et puis, il y a eu le déclic. Quoi exactement ? On ne sait pas vraiment. L’envie ? Le besoin ? D’autres chanteurs ? Auteurs ? Peut être finalement un peu tout ça. Ou plus.
Mais alors, de quoi elle parle Pauline ?
D’elle. Sans aucun doute. Beaucoup. De la vie. De ses préoccupations.
Des rapports humains, qu’elle observe. Des hommes aussi.

Pauline aime l’ennui. Le calme. « Les matins sans bruit, les attentes et les nuits ». Elle est parfois tristounette. Peut être amoureuse. Vraisemblablement possessive. Définitivement positive. (« Ce n’était pas mon jour »). Mais plus que tout, ce qui ressort de cet album, c’est un subtil contraste entre la légèreté de sonorités pop et la profondeur de son âme. Le piano sans doute…
Mais pas que…
Pauline est bien trop complexe. « Il ne faut pas croire tout ce qu’on voit de moi. Je ne tiens pas à livrer mon âme en pâture. Il y a des larmes que je ne veux pas verser devant n’importe qui ». (Mon coté fragile)
L’antithèse d’une Lolita ! Diamant brut mis en lumière. Aveuglante de quelque facette que vous la regardiez. Consciente de l’effet provoqué. Troublante sans le vouloir vraiment.

Pauline est tout. Parfois aussi son contraire.
Pauline adore la philosophie. Mais adore tout autant « faire la dingue ».
Pauline adore le monde. Mais adore tout autant être seule.
Pauline adore croquer la vie. Mais adore tout autant ne rien faire.
Mais plus que tout, Pauline cache derrière la légèreté vraie de ses éclats de rire et un sourire aveuglant, une incroyable timidité. Et un regard déjà grave sur l’existence. N’essayez pas de lui faire raconter pourquoi, elle fera mine d’avoir oublié la question avant même que vous ayez fini de la poser.

Pauline est libre. Pétillante. Profonde. Fraîche et sans limite. Incarnation chantante de cette jeunesse qui nous coule entre les doigts comme de l’eau vive si l’on tente de l’emprisonner.

Alors, quand un jour, au hasard d’un entretien, d’un papier ou d’un concert, vous croiserez cette époustouflante auteur compositeur interprète, le vrai challenge, sera de savoir lire entre les lignes de ce qu’elle vous dira. Ou pas. Interpréter ce qu’elle chantera. Ou pas. Comprendre ce qu’elle refusera d’évoquer…Ou pas !
La première rencontre avec Pauline est toujours inédite.

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>