Petits poèmes…

Pour commencer, 2 petits poèmes de ma « jeunesse » :

Je suis seule dans ma chambre
Je médite
Une peine en moi s’abrite
Je suis et je ne suis pas
Le monde autour de moi
S’agite
Le doute en moi persiste
Je vis et je ne vis pas…

Si je pouvais t’offrir
Si je pouvais t’aimer
Si je pouvais construire
Un chemin à partager

Si je pouvais savoir
Si je pouvais t’aider
Si je pouvais prévoir
Un monde à partager

Maintenant, 6 autres petits poèmes…

DOUCEUR
Quand le soir est aux anges,
Quand les anges sont froids
Et froide la rosée
Quand l’arbre de ses franges
Me dessine une croix
Quand tu es douce ô fée
Quand tu es si douce,
Que devient mon cœur ?
C’est vrai qu’il est perdu…

VIVRE
Vivre pour toucher une gloire inconnue
Et pour s’amouracher de l’oubli radieux
Pour se plonger sanglant dans les corps et les nues
Et puis sortir dressé à la face d’un dieu !

Libre : voici ma vie, et Vie : voici mon but,
L’objet de mon combat et de ma démesure
Le pourquoi de mon corps entraîné dans la lutte
Avec un absolu bien trop grand et trop pur

VISION DE MORT
Je vois que c’est du sang que l’on boit aux fontaines
Que l’on meurt pour un rien parce qu’on a dit Oh !
Poète, liberté, parce qu’on a dit j’aime
La terre est assassine et le monde est idiot

Je rêve que je vois dans le ciel un navire
Qui écrase ma vie séparée de mon corps
Qui chavire dans l’air, explose dans l’empire
Des coupures de banques et des piécettes d’or

Et dans cette cohue de monde renversé
J’ai serré les paupières et j’ai vu mon cadavre
Hérissé tout saignant d’un glaive traversé
Me dire c’est fini voici ton nouveau havre

TUER
Nous avons des armes pour chasser la peur
pourchasser la mort au pied de son lit
tuer, tuer la mort, pour ce qu’elle nous a fait
Des armes pour écrémer le temps
perdre la mémoire comme un fou
prendre son temps et le traîner
Pour être riches un jour
manger de l’or en barre
épouser l’argent des ruisseaux
Nous avons des armes qui cognent dur
dans la gueule des mariés par raison
et de ceux qui « dialoguent » pour être avec leur temps
Des armes pour tuer de face
puisqu’il fallait du sang pour inventer le rouge
Nous avons la haine, l’espérance, l’amour

NOS REVES
Nos rêves nous emportent en des chemins
inconnus. C’est toujours plus beau ici
On voit des choses étranges en les sous-bois
racines corinthiennes à chapiteaux
animaux pris aux pièges ou aux abois
fleuves invisibles d’air sous les bateaux
Mes visions funestes t’oubliaient

ON S’EST ECRIT
On s’est écrit une aventure
Peuplée d’oiseaux et de clartés
Et quand reviendra la froidure
Nous nous dirons que c’est l’été

On s’est écrit la promenade
Qu’on avait faite dans les champs
Et quand les blés seront malades
Nous nous souviendrons de leurs chants

On s’est écrit notre voyage
On a rêvé de ces bateaux
Et quand ils auront fait naufrage
Nous saurons bien le goût de l’eau

On s’est écrit la solitude
Que nous avons vécu longtemps
Quand ne serait-ce qu’un prélude
Nous la maudissons maintenant

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