Pink Floyd de toutes les couleurs

Qui sont-ils?

Pink Floyd c’est initialement, Syd Barrett à la guitare et au chant, Roger Waters à la basse, Nick Mason, à la batterie, aux percussions puis Richard Wright pour le chant.

Leur histoire

En plein boom du rock anglais (Beatles, Stones, The Who…), puis du mouvement hippie, les Pink Floyd se distinguent vite par un style assez difficile d’accès, mais bénéficient très rapidement d’une reconnaissance du milieu de la musique grâce à leur premier album « Piper at The gates of Dawn » (1967).
Leur musique se définit alors comme un mélange de psychédélisme (très en vogue grâce aux albums Revolver et Sergeant Pepper’s des Beatles), de blues, de pop. Avec un enrobage d’effets sonores assez déroutants pour l’époque. Sans parler des jeux de lumière sur scène ; parfois un bide pour les retransmissions T.V. le noir et blanc étant encore majoritaire en 1967 !
Syd Barrett est le principal artisan de ce style, en tant que compositeur. Ses paroles planantes laissent le terrain libre à l’imagination.
Mais la réussite ne dépasse guère les frontières. Pink Floyd ne bébéficie pas de l’effet « British Invasion » aux USA, d’autant plus que les groupes californiens font l’actualité.

Mais très vite, comme toute « vraie rock-star » de la fin des 60’s, le groupe va sombrer dans la drogue… La dépression les guette, les achève. Sur scène, ils se montrent incapables de jouer certains morceaux.
Des solutions de substitutions sont imaginées. Davis Gilmour, un de leurs amis, rejoint le groupe en temps que guitariste. Il en deviendra bien vite le chanteur…

En effet, Syd quitte le groupe au milieu de l’année 1968, sans finir le deuxième album, « A saucerful of secret ».
Le fantasque compositeur vivra quasiment dès lors comme un reclus dans sa propriété, rejetant la notoriété, malgré l’enregistrement de second albums aux débuts des 70’s

Les temps changent. Gilmour et Waters donnent désormais l’orientation musicale du groupe.
1969-1972 est d’avantage une période de transition, malgré la sortie de la B.O. du film « More » et « Ummagumma », sorte de compilation regroupant des chansons de chaque membre et qq lives.

« Meddle » (1971) aura contribué à révéler véritablement le rôle grandissant de Gilmour dans le groupe… Un album qui augure…

The Dark Side of The Moon (1973)
Ce nouvel opus resta quinze ans classé dans le Top 200 américain ! Invariablement, les Pink Floyd avaient dès lors accédé au statut de star aux States. Sa pochette, représentant la dispersion de la lumière par un prisme, a été immortalisée.
Grâce au boulot de leur génialissime ingénieur du son, Alan Parson, au mélange des genres toujours plus poussé, aux compositions musicales et textuelles de Roger Waters… Un kaléidoscope de sentiments à l’écoute des claviers, des guitares… Tristesse « The great gig in the sky », déchirement « time », renaissance « eclipse », désinvolture (« Money », l’un des plus grands succès du groupe)…
Un ilot de créativité, d’harmonie dans les 70’s, alors que les hippies se sont éteints, que le disco va dominer les ondes…

Pas de relachement avec Wish you were here (1975).
Alors que le groupe culmine dans son génie, les membres ont tenu à rendre un bel hommage à celui qui vit dans l’ombre. L’album est un hommage à Syd Barrett…

Mais le succès gonfle l’ambition de certains. Roger Waters prend de plus en plus de contrôle sur l’entité, et malgré les disputes, Pink Floyd évolue encore, certes sous sa griffe. Il composera pratiquement toutes les chansons d’un album résolument engagé « Animals » (1977). Une critique de la société dans laquelle il vit, les humains sont partagés en trois catégories : les chiens, les porcs et les moutons. Des animaux omniprésents dans tout l’album, inspiré, dira Roger, du roman « La ferme des animaux » de George Orwell, l’auteur de 1984…

« Animals » annonce le second grand succès planétaire et historique du groupe : The Wall (1979). Plus pop, l’album sera vendu à 23 millions d’exemplaires, le troisième album le plus vendu de tous les temps.

Un hit qui hante toujours les esprits même dans notre génération… Another Brick in the Wall. Les paroles, portées par le direct “We don’t need no education, we don’t need no thought control”… La batterie, les solos de Gilmour…
L’album annonce une série de concerts, dont la logistique est tellement lourde que seulement trois représentations seront données…
Un film du même nom sera réalisé avec Bob Gedolf, incarnant Pink, un jeune dépressif et paranoïaque sous l’influence de drogue…

Cependant la tension est de plus en plus vive entre les quatre compères. Lors de l’enregistrement de « The Wall », Wright est renvoyé par Waters du groupe. Le claviste sera convié par la suite à jouer au sein du groupe, mais seulement en temps que musicien invité.
Mason, Gimour et Wright, réduits au simple rang de musicien lors de l’enregistrement de l’album « the Final Cut », ne partagent pas les mêmes vues que celles de Waters, véritable dictateur.
Chacun claque la porte. C’est la séparation en 1985…

Après 9 ans de démélés, et d’indifférence, Pink Floyd se reforme enfin en 1994 pour « The Division Bell » qui connaitra un succès mondial. Wright redevient membre à part entière….

Les retrouvailles sont rares mais marquent les esprits, en particulier le live 8 cet été…
A ce propos, le 7 novembre 2005 est sorti le DVD du live 8… Le concert humanitaire revient en force! Fais une bonne action…

Les pink Floyd sont sur le forum Musique de Espritjeune

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