Placebo, mélodies et confusion

On connait l’effet placebo d’une visite chez le médecin: pour le patient, amélioration des symptômes, sans activité thérapeutique reconnu scientifiquement autre que psychologique. Quand on les écoute, la sensation s’en approche. Logique: "Notre musique, reflet de notre état d’esprit, donc naviguant dans l’extrémité des sentiments avec un zeste de schizophénie, est basée sur l’émotion. Il ne faut pas la percevoir de manière intellectuelle. Du moins, pas tout de suite. Comme un rasoir, on fonctionne avec plusieurs lames qui passent successivement dans l’âme de notre public." explique Brian Molko, chanteur guitariste du groupe, délicieusement extravagant.
Le son que la formation cosmopolite (un chanteur américain, un bassiste, Stefan, suèdois, et un batteur, Steve, anglais) basée à Londres diffuse sur son troisième opus passerait donc presque comme un traitement à prescrire sur ordonnance.
Quant au style, attention de ne pas prononcer le mot glam-rock. Il est pourtant facile de les cataloguer parmi les "rockers à paillettes", tant leur ambiguïté est assumée.

En France, Placebo s’y sent diablement bien: "J’aime votre langue, confirme Brian. Ici les gens sont plus honnêtes et moins oppressés qu’en Angleterre, où l’on se considère en marge sans identité affichée. Bref, votre pays a une attitude continentale raffraîchissante". Voilà pourquoi ils prennent tant de plaisir à s’y illustrer sur scène: en février 2000 au Zénith, puis retour en 2001 lors de la tournée des festivals du continent. D’autres dates sont prévues!
Placebo débutera l’année par une mini tournée européennes avec 5 concerts pour l’Angleterre (l’Astoria de Londres aux alentours du 14 Mars), l’Allemagne (probablement Munich ou Cologne), l’Espagne et la France bien sur ( l’Olympia à Paris probablement juste aprés le concert de l’Astoria). Tout cela reste à confirmer.

Au passage, ils aurront essaimé aux Etats Unis, chanté en duo avec David Bowie lors des Brit Awards, etc. Un Bowie dont ils ont signé les premières parties comme celles d’Iggy Pop.

En revanche, être sanctifiés, passer à leur tour au rang de héros, très peu pour eux. "Ce n’est pas nous qui construisons notre légende. On réagit juste au monde qui nous entoure. Bien sûr, la légende et le mythe sont important dans le rock, mais on ne force rien". Pas de caprices, donc? Ils clâment haut et fort leur humilité et leur détachement face au système. L’humilité n’est pas une valeur du rock, mais une valeur humaine. Cela se retranscrit dans leurs mélodies et leurs paroles.

Petite bio…

Le groupe Placebo fut véritablement crée en 1993 mais il faut signaler qu’à l’origine le groupe constitué par Brian Molko et Stefan Olsdal se nommait Ashtray Heart.

Quand le groupe devient Placebo il est alors constitué de Stefan Olsdal, Brian Molko et de Robert Schultzberg qui fera office de batteur jusqu’en 1996 date à laquelle Steve Hewitt intégrera le groupe. (Schultzberg ayant été renvoyé du groupe pour incompatibilité d’humeur avec le chanteur et guitariste Brian Molko.)

La renommée grandissante du groupe doit pour beaucoup à la personnalité, mais aussi à l’aspect physique de son leader et chanteur Brian molko. Il a fait beaucoup parlé de lui par ses propos souvent outranciers mais aussi surtout par ses tenues vestimentaires féminines et son maquillage.

Mais le chanteur se défendra de vouloir faire de son style ambiguë un fonds de commerce. Il met avant tout l’accent sur le fait que leurs concerts et sorties en public sont avant tout un show.

C’est aussi pour cette raison que la plupart des journalistes de la presse écrite ont qualifié leur style musical de Glam Rock.
Brian et ses acolytes, s’ils avouent que Placebo est un groupe glamour, se defendent d’être un groupe de Glam Rock. (style musical que Brian Molko réfute en répondant qu’il ne connait pas vraiment cette culture musicale)

Leur style musical parlons en justement : dés leur premier album en 1996 Placebo se fait remarquer sur la scène rock par la voix androgyne de son charismatique leader mais aussi par son style musical épuré et par ses textes rageurs qui décrivent la difficile période de l’adolescence.

Le deuxième album"Without You I’m Nothing" ne fera que confirmer le réel talent de leurs auteurs. La presse musicale est unanime et les ventes décollent.
Placebo décide alors de faire une grande tournée mondiale pour faire vendre cet album au delà des frontières européennes ou le succès du groupe ne s’est jamais démenti.

Car placebo ne souhaite pas se limiter au succès en Angleterre et demeure prés à tout pour s’internationaliser. Aprés une tournée réussie et un bon démarrage du deuxième album aux USA, le groupe devient alors beaucoup plus médiatique à tel point qu’un certain David Bowie les appelle un jour pour leur dire à quel point il aime leur musique. Bowie ira même jusqu’à demander au groupe si une collaboration de sa part serait possible. Depuis le 10 Septembre 2000 le nouvel album de Placebo intitulé "Black Market Music" est dans les bacs. Ce nouvel Opus s’est classé numéro 1 au bout d’une semaine en France et s’est bien classé dans tous les charts européens. Aprés Taste In Men, le premier single, "Slave To The Wage", tourne en ce moment sur toutes les radios et télés.

Placebo a effectué une tournée européenne pour la sortie de ce troisème album ou ils ont fait plusieurs passages en France. De retour d’Australie, le groupe continue aujourd’hui sur sa lancée en 2001 avec de nombreux concerts prévus en Europe dans des salles de plus grande importance.

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