Quand le paquebot du front national devient une galère…

Visiblement, non. Le Front national est au plus mal. Les nombreuses défaites lors des dernières élections législatives sont synonymes d’un revirement de situation sur un point de vue financier. En effet au lieu de toucher, 4.6 millions d’Euros en Janvier 2007, le parti d’extrême droite ne touchera que 2 millions d’Euro en Janvier 2008. La raison étant que les 350 candidats du front national n’ont pas atteint la barre des 5% aux dernières élections législatives ; barre qu’il faut absolument atteindre si on veut voir sa campagne entièrement remboursée par l’état. Autant dire que la vente du paquebot est de plus en plus inévitable. Lequel paquebot n’est autre qu’un bâtiment de 5000m² acheté en 1994 à 5 millions d’euros, et aujourd’hui estimé à 20 millions d’euros. Cette vente permettrait notamment de rembourser un bon nombre de dette contractée en printemps dernier. A savoir, le paiement d’un imprimeur (6,5 millions d’Euros) et le remboursement d’un prêt à la société générale (2,5 millions d’Euros). D’autant plus que cet argent permettrait aussi l’achat d’un local plus petit, avec des frais d’entretiens moins coûteux. Cette déroute électorale et financière oblige par ailleurs le front national à licencier 10 de ces 48 cadres.

                Dans le même temps s’organisait à Bordeaux, l’élection du président du Front national. Jean Marie Lepen, seul à se présenter, il est réélu à 97,67%. Un score qui laisse songeur. Ce congrès a également vu le leader de l’extrême droite se munir de deux lieutenants (très probablement sa future succession) en les personnes de Marine Lepen et de Bruno Gollnish. La première obtenant sans conteste une plus large part de responsabilité au sein du parti que le second. Elle devient ainsi chef du secteur de « la communication, de la formation et de la propagande ». Une nomination approuvée par 75,76% par des adhérents au parti. Ce qui permet à Marine Lepen de se féliciter : « Cela remet les choses en place ».

                Cette actualité riche du Front nationale trahit surtout le fait que le parti est en dérive et qu’il ne sait plus comment sauver son navire. La situation devient de plus en plus pathétique. L’eau monte et les frontistes ne savent plus comment combler les brèches, et même parfois, par une maladresse qui leur est propre, ils en ouvrent. Ainsi rappelons la pseudo agression de Marine Lepen à Hennin-Beaumont dans le Nord Pas de Calais, où deux jeunes gens avaient juste exprimé leur avis assez sèchement, il faut le dire, auprès de cette dernière. Lequel échange verbal avait tourné au drame (N’oublions pas que pour les frontistes il est honteux de dire ce qu’on pense dans ce pays), Marine Lepen s’étant ainsi autoproclamée « élue » s’était faite invitée chez Michèle Alliot-Marie alors ministre de l’intérieur afin de discuter de la hausse de l’insécurité en France. (Admettons qu’avec Nicolas Sarkozy au pouvoir, ce genre de réclamation semble plutôt osée). Cet entretient n’aura eu pour vague médiatique qu’une brève de trente secondes au bas mot dans le journal de TF1. Dans ce genre de situation, le pathétique tourne au burlesque !

Toujours dans le registre du désespoir politique, on s’attardera sur le slogan du congrès de Bordeaux : « Tenons le cap » ; alors que le paquebot est en train de couler ; La manœuvre maritime semble bien difficile ! Dans cette phase de crise politique, le front national rame, nage et finit par couler, n’ayant que pour seule bouée de sauvetage : « La Marine », tant sur le plan lexical, que sur le plan des personnalités…      

                         

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