Sainte Ségolène du PS…

Elle reprend du poil de la bête. Qu’on se le dise Ségolène Royal n’est pas encore totalement vaincue. En gardant les cicatrices de nombreuses blessures de guerre, elle revient plus forte que jamais. N’ayant pas réussi à prendre directement la tête du PS suite à la présidentielle, Ségolène Royal s’est retirée, a médité, pris sur elle. Rien n’y a fait, elle recommence à faire les mêmes erreurs : c’est-à-dire un discours inaudible et peu convaincant dans le sens où il ne s’adresse à personne en particulier. Elle confesse sur TF1, de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées ! C’est bien dommage à l’heure où l’on parle d’une classe senior qui prend de plus en plus d’importance. Son retour en puissance se fait donc discret : mais pas moins efficace. Ségolène Royal compte notamment sur ces nombreuses relations au sein du PS pour refaire surface. Ainsi a-t-elle repris contact avec Jean Pierre Jouyet, actuel secrétaire d’état aux affaires européennes dans le gouvernement de son adversaire Nicolas Sarkozy ; Pierre Moscovici, habituel lieutenant de Dominique Strauss-Khan ou encore Bernard Henri Levy. Bref ; Ségolène Royal rameute ses troupes. Néanmoins, elle leur demande de patienter. L’heure de la conquête du PS n’est pas encore arrivé. Pour l’instant il s’agit de retrouvaille pour préparer une nouvelle bataille… 
 
            « Ma plus belle histoire c’est vous »… Emoi, et moi.
            Des retrouvailles qui s’amorcent avec la sortie de son livre ; véritable matérialisation de son retour, cette œuvre nous présente la campagne électorale vécue par la vaincue et s’impose donc comme l’épilogue d’une élection présidentielle jouée d’avance. On retrouve surtout dans ce livre beaucoup de larme ne coulant que la plume de Ségolène. Autrement dit, Ségolène ici, s’accable sur son sort. Ce n’est pas ma faute, c’est la faute des autres aurait-elle pu déclarer. Elle ne ménage pas en effet les éléphants socialistes, pour la plupart jaloux de sa popularité, qui non seulement ne l’ont pas aidé, mais qui plus est lui ont mis des bâtons dans les roues. Ainsi elle reprend cette scène devant le conseil constitutionnel où Michel Rocard lui avait sommé de le laissait partir considérant qu’il était meilleur qu’elle. Elle ne ménage pas nous plus Dominique Strauss Khan et Laurent Fabius, qui en mauvais joueur ont regardé la campagne de loin. Elle rappelle surtout, cette vision accablante « de la brochette des éléphants assis au premier rang et qui faisaient la tête » ; autant dire qu’ils faisaient tout simplement acte de présence. Enfin comble de la lâcheté politique, elle reproche à son ancien compagnon son manque du soutient. Ainsi François Hollande en bon coach aurait prononcé ces mots « tu n’y arrivera pas, tu n’es pas assez forte ». Néanmoins elle précise que ce dernier ne s’est jamais opposé à sa candidature « Je lui doit cette justice écrit-elle ». Ségolène Royale met aussi en relief son pari de s’opposer à Nicolas Sarkozy, un pari qui il est vrai n’était pas facile à relever. Au pourrait prendre aussi ce livre comme étant une réponse à Lionel Jospin ; lequel avait publié L’impasse. Un livre dans lequel Monsieur Jospin reproche à Madame Royal d’avoir mené le PS dans une impasse. Même si les faits sont véridiques, on pourrait précisé à monsieur Jospin que la critique est facile lorsque l’on a déjà fait l’erreur cinq ans plus plutôt.
 
            C’est donc avec un livre plutôt pleurnichard et une série de retrouvaille que Ségolène Royal compte devenir incontournable. L’exercice sera facile pour elle, si les éléphants continuent à se voler dans les plumes comme ils le font depuis cinq. Ca deviendrait presque une tradition ! Son adversaire le plus sérieux pourrait être Bertrand Delanoë, encoure que… Si il arrive à reconquérir la mairie de Paris d’ici Mars 2008, il pourrait renoncer à l’ambition socialiste. Pourtant Ségolène Royal n’est pas à l’abri d’une surprise. Ainsi François Bayrou, en déclarant vouloir faire du Modem un « pôle central » de l’opposition, pourrait concurrencer le PS au point de pouvoir le dépasser. On souhaite donc à Madame Royal, beaucoup de Courage et de bravitude… oups, de Bravoure.   

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