Silence sur le plateau … moteur … action !

Et pourtant, on l’attendait tous im-pa-tiem-ment, ce troisième volet de nos deux compères Gaulois. En réalité on ne peut pas dire qu’Astérix et les jeux Olympiques est un mauvais film. Non c’est faux ! Ce n’est ni un mauvais film, encore moins un bon film, car le problème c’est que ce n’est pas du cinéma. On ne sait toujours pas ce que c’est en fait !
On dirait que les réalisateurs ont tourné une pub pour promouvoir le parc d’attraction !
Parlons justement de ces réalisateurs méconnus : l’un d’entre eux, s’appelle Thomas Langmann je crois, tu sais celui qui réalisa une autre soupe française du même genre : le boulet : titre très éloquent et prémonitoire. Ok, je t’avoue que les décors sont pas mal, et le visuel est très beau grâce à l’ingéniosité des effets spéciaux. Mais toute cette richesse graphique cache la pauvreté du scénario et de la réalisation résumée inté-gra-lement dans la bande annonce. Et pourtant on aurait pu croire à un casting de premier choix avec Gérard Depardieu, Alain Delon, ou encore Benoît Poolveorde.
Mais très vite on ressent un peu de pitié pour le cinéma français qui rougie de honte à la vue d’un film où l’on trouve éparpillés des joueurs de sport, des anciens tops model liftés, des clowns has been à la recherche d’un public. Bref un peu de tout et n’importe quoi pour plaire à un maximum de Gaulois qui veulent rompre avec leur routine : allez c’est dimanche Ginette, je t’emmène au cinoche !
C’est Goscinny qui doit se retourner dans sa tombe en ce moment.

Maintenant…si je te dis Eva Mendes, tu penses à cette célèbre Texane, jouant toujours le même rôle de midinette pulpeuse ? Dorénavant saches qu’elle joue dans des films d’auteurs. Si si, après des films truculents d’intelligence comme « Hitch » et « fast and furious », elle se réincarne dans le rôle d’une productrice d’émissions de reality show dans « Live ». Le réalisateur s’est apparemment convaincu lui-même d’avoir réaliser un pamphlet sur la télé réalité américaine. Au contraire, on assiste ici à une production américaine en plus, voire de trop. Ça parle d’un nouveau concept d’émission télé : des candidats jouent à la roulette Russe en direct. Pour te prouver à quel point ce film est affligeant de médiocrité : dans ce film les candidats de l’émission risquent de se tirer une balle dans la tête pour gagner 5 millions de dollars. Oui après le réalisateur prétend que son film est réaliste. (soupir)

Le point positif de ce genre de film c’est qu’après les avoir vu, on a qu’une seule envie : courir voire un Woody Allen.

Nous passons maintenant aux Claps de la semaine. Je décerne le premier a « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme », un film qui trouve sa trame première dans le roman homonyme de Cormac McCarthy.
Rien que de citer les Frères Cohen, les stradivarius du 7ème art, on sait d’avance que l’on regarde un futur classique du cinéma. Imagine, tu débarques dans un western Texan où règne les cowboys les plus sanguinaires. L’histoire est incroyablement bien ficelée, le film très bien tourné, sans artifice, seule la maîtrise parfaite de la caméra des deux virtuoses suffisent à notre émerveillement.
Au final ; même si le film est assez peu bavard,  la sauce Cohen prend mieux que jamais dans cet exercice de style qui se distingue de tous leurs autres chef d’œuvres. Les personnages, évidemment, sont excellents, même les second rôles sont parfaits, avec une mention spéciale pour le méchant qui est parfait avec son horrible coupe seventies et son physique de bûcheron arménien. C’est Hitchcock qui disait que pour réussir un film il fallait d’abord réussir le méchant.

Un autre Clap, et comment ne pas le citer : le grand Tim Burton nous offre un conte d’une noirceur à t’en faire frissonner à la fois de peur et de plaisir. Sweeney Todd ressort des placards des années 30, réincarné par Johnny Depp, l’acteur de prédilection du réalisateur. Pour te mettre dans l’ambiance : un barbier londonien au début du XIXème siècle tranche la gorge de ses clients et se débarrasse de leurs cadavres avec la complicité de sa maîtresse.
Toujours la même recette Burtonienne : à mi chemin entre Jack l’éventreur, Charles Dickens, et les comédies musicales, le réalisateur sait malgré tout nous surprendre dans son monde fantasmagorique.

Et le clap d’or de la semaine est attribué à Cortex.
Après Le convoyeur, on l’attendait le pied ferme le nouveau film de Nicolas Boukhrief. Bien que ce film ait fait couler beaucoup d’encre parmi les critiques, je ne qualifierais ce film que par un seul mot : Parfait ! ENFIN le 7ème art s’invite dans nos salles obscures. La subtilité de ce film est telle que l’on en ressort tout émoustillée. Ce film joue avec nous : entre film d’auteur, et film de genre, tout cela orchestré par un André Dussollier dans un double rôle à la fois touchant petit vieux à la retraite, et inquiétant ex-flic atteint de l’Alzheimer. Et tout le charme de ce film réside dans le fait qu’il n’a pas besoin fioritures pour être un très bon film.  En Clair, tout s’harmonise pour te faire passer un moment divin dans ton fauteuil de feutrine rouge.

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