Spécial Cannes 2010 : Robin des Bois « Découvrez les aventures d’un homme qui devint une légende »

Connu pour ses productions épiques et ambitieuses (Gladiator), Ridley Scott continue ses fresques spectaculaires avec cette version de Robin des Bois d’un budget de plus de 100 millions d’euros. Le réalisateur ayant déjà vu de nombreuses adaptations du mythe a voulu se concentrer sur la personnalité du personnage et la dimension humaine de l’histoire en plaçant l’intrigue avant que Robin des Bois devienne le héros que l’on connait volant les riches pour donner aux pauvres. Il s’est également attaché à éviter les clichés et précise que son film n’est pas destiné à être une véritable reconstruction historique.

13ème siècle, Robin des Bois est un simple archer au service de la Couronne d’Angleterre. Après la mort du Roi Richard Cœur de Lion rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son pays contre les Français, Robin des Bois alors en Normandie revient en Angleterre pour voir l’ascension du frère du monarque Jean arrivé au pouvoir. L’incompétence de celui-ci et son obsession de l’enrichissement amène Robin des Bois à découvrir la vaste corruption qui ronge son pays. Il décide alors de rentrer en résistance en ralliant à sa cause une petite bande de maraudeurs et  compte sur son allié et amante Lady Marianne pour mener une lutte contre ce gouvernement qui opprime le peuple. La légende Robin des Bois commence.

Les critiques saluent l’esthétique du film et la reconstruction impressionnante de l’Angleterre du Moyen-âge. Le film est très rythmé enchaînant les scènes d’actions toutes aussi spectaculaires les unes que les autres. Russel Crowe campe un Robin des Bois plus simple et plus humble que les versions précédentes, notamment celle avec Kevin Costner, son personnage est plus massif et plus mûr. Cate Blanchett quant à elle, incarne une Lady Marianne héroïque et pleine de fougue qui contraste à son tour avec l’image habituelle de la Marianne faible qu’il faut toujours sauver.

Certains reprochent au film de s’acharner à faire des français les grands méchants de l’histoire et ainsi de n’être pas très fidèle à la légende en établissant une version caricaturale. Les inrocks préfèrent s’en amuser « Le film comporte néanmoins quelques à-côtés amusants. Il manifeste par exemple une francophobie militante, qui dans ses pires travers consiste à assez mal traiter les acteurs français Mais elle produit aussi des gags assez drôles, comme cette façon de retourner des chromos mythiques de l’historiographie militaire française : c’est toute l’imagerie du débarquement de 1944 qui devient non plus celui des forces de libération mais de l’oppresseur français ; c’est Jeanne d’Arc qui n’est plus une Française libérant son pays contre l’envahisseur anglais, mais au contraire une Anglaise (Cate Blanchett en armure) bastonnant du Français… ».

Agnes

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