SPECIAL CANNES: Johnny & Johnnie, une histoire de vengeance

Le film de genre semble avoir pris ses confortables quartiers sur la croisette. Alors que l’on attend le sulfureux Antichrist du danois Lars Von Trier, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle titre, c’est le réalisateur chinois Johnnie To qui a monté les marches hier, aux cotés de Johnny Hallyday. Pour l’occasion, le chanteur a délaissé sa tournée le temps d’un tapi rouge et de quelques interviews.

Un côté Kill Bill au masculin, à la sauce soja.

Le point de départ est assez banal : un gangster repenti cherche à venger sa fille et utilise le prétexte du massacre familial pour se livrer à des actes de bravoure violents et formels. Le temps de quelques secondes, on croit s’être trompé de salle. Johnny joue ici Costello, cet homme meurtri devenu amnésique au visage émacié, qui n’est pas sans rappeler le nom que portait Alain Delon dans Le Samouraï (1967). Le parallèle avec le film de Merville s’arrête là. L’acteur-rocker confirme : « Le réalisateur et moi avons une passion commune pour cette forme de polar. Mais ce n’est pas une copie, c’est un film de Johnnie To. »
Mais au bout de quelques minutes, on est lassé par les poncifs du nouveau cinéma chinois que sont les réflexions sur le code de l’honneur (encore une fixation sur le Samouraï !), l’atmosphère glauque et l’humide sentiment qui s’en dégage, la solitude.

Une intrigue fade mais une belle mise en scène

« Vengeance » est tourné à la manière d’un ballet contemporain bien huilé. On assiste à une succession de fusillades crépusculaires et à d’inventifs clairs-obscurs. Un film que l’on pourrait qualifier de naturaliste, d’une élégante esthétique toute asiatique.

 

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>