SPECIAL CANNES: Los abrazos rotos, Cannes, Penélopé et Almodovar

On n’en attendait pas moins du maître du cinéma espagnol. Après le magnifique  « Volver », présenté à Cannes il y a trois ans, Pedro Almodovar continue son exploration des rapports humains. Trahison, fatalité, jalousie sont les maitres mots d’ « Etreintes brisées ».

Penélope Almodovar

Parturiente dans « En chair et en os », religieuse dans « Tout sur ma mère » et déterminée dans  « Volver», on la retrouve iconique dans « Etreintes Brisées ». Une histoire d’amour cinématographique s’écrit entre Pedro et Penélope. « On a immédiatement aimé passer du temps ensemble et tout partager, confie t elle. Il n’est ni mon frère, ni mon père, ni ma mère, comme on me l’a souvent suggéré, mais on est de la même famille. » Une collaboration heureuse entre l’artiste et sa muse qui atteint ici son paroxysme.

On dit l’histoire complexe, mais elle l’est toujours dans l’œuvre d’Almodovar. Un réalisateur devenu aveugle se souvient d’une histoire passionnelle avec une femme… Penélope Cruz. L’actrice y incarne une femme multi facette, tantôt amoureuse, prostituée, angélique. L’ange d’Audrey Hepburn plane sur cette nouvelle œuvre qui devient à ce jour la meilleure réalisation du chef de file de la nouvelle vague espagnole.

Métaphore d’une Espagne qui regarde enfin son passé, « Etreintes brisées » est une déclaration d’amour d’Almodovar au cinéma, à son cinéma, qui, on l’espère, lui offrira sa première palme d’or.

 

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