SPECIAL CANNES: Nuits d’ivresse printanière

Lou Ye est un réalisateur subversif, habitué du Festival. Sélectionné en 2003, avec Purple Butterfly, son troisième film, qui traite du conflit sino-japonais dans les années 30, c’est en 2006, qu’il avait fait mouche avec Un Portrait d’une jeunesse chinoise, un brillant long-métrage sur la répression du mouvement étudiant de juin 1989 sur la place Tian’anmen. Film qui lui a valu une peine de 5 ans d’interdiction de tourner en Chine, officiellement pour défaut de papiers.

Cette année, on attendait beaucoup de « Nuits d’ivresse printanière », l’adaptation d’une fable de 1905. Derrière ce titre faussement bucolique, Lou Ye continue à explorer les tabous de la société chinoise en soulevant le sujet de l’homosexualité masculine.

Mais l’espoir que suscitait la sulfureuse réputation de  film s’est révélé à la hauteur de la déception.

 

En dents de scie, « Nuits d’ivresse printanière » propose quelques moments sublimes (la scène de cabaret notamment), mais aussi beaucoup trop de creux. Conséquence, on s’ennui ferme. Un film « à la manière de Wong Kar-Waï », mais sans le talent du réalisateur de My Blueberry Nights. Beaucoup de scène, caméra à l’épaule, qui pourraient incommoder les spectateurs sujets au mal des transports. On attendait mieux du chef de file du cinéma underground chinois.

 

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