Syrie à l’agonie

Syrie à l’agonie

Nouveau point chaud de la situation, en Syrie, qui était déjà assez tendue : la livraison d’équipements calibrés à l’attention de l’armée syrienne. Nul ne sait quid des Américains ou des Russes offre en gage d’amitié ce type de cadeaux. Dans le ciel syrien, des hélicoptères de combat, et aux mains des militaires, les précieuses munitions. Est-ce une étrange coïncidence si la Syrie reste le plus gros importateur d’armes russes de la région ? Non. Tout le monde se montre du doigt, mais personne n’est fautif, comme par hasard.En tous les cas, il est fait mention d’une aide à l’opposition : le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Koweït se tiennent prêts à envoyer du renfort matériel et des munitions. Quant à la France, elle apporterait son assistance aux rebelles en matière d’ « outils de communication », selon Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères.
En effet, la ville de Homs, gros bastion de l’ALS (Armée Libre de Syrie) est actuellement la cible des forces de l’armée gouvernementale syrienne. Les forces de l’opposition disposent de peu de moyens. À plus forte raison, ces insurgés deviennent les punching-balls vivants du régime syrien. Chacun y va ENFIN de son soutien, quel qu’il soit.Pourtant, 16 mois de révolte se sont écoulés, et rien ne semble s’être amélioré, au contraire.
Le régime  Bachar Al Assadien est accusé par plusieurs organisations internationales, de s’être rendu coupable de crimes de guerre, et crimes contre l’humanité. Viols, meurtres, enfants transformés en boucliers vivants …
Autant d’actes de barbarie qui rendent la situation plus qu’insoutenable. « Cette répression sanglante doit cesser » souligne Bernard Valero, porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères.Le plan de paix Annan (du nom de l’émissaire de l’ONUKofi pour les guests) passe à la trappe. Autrement dit Bachar Al Assads’en contrefiche, piétinant dans la foulée une sérénité et une sécurité internationales déjà fragiles.

Que faire face à un pouvoir qui bafoue des traités de paix ou cessez-le-feu ? Que craindre encore après les bombardements semant la panique, la mort et les blessures au sein d’une population de civils complètement sans défense ?

Si aucun des deux camps (le gouvernement comme l’opposition) ne souhaite lever le drapeau blanc, peut-être que le prochain sommet du G20 saura donner suite à l’appel au secours du peuple syrien …

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