Tour du monde des bébés : l’idée adorable d’Alain Chabat

« Faire un film animalier sur des bébés », telle était l’idée de départ  d’Alain Chabat. Après quatre ans de travail, 40 aller/retour, le réalisateur globe trotteur Thomas Balmes a réussi à boucler le projet en suivant quatre bébés durant leur première année. Comment se déroule l’apprentissage de la vie en Mongolie, Au Japon, en Namibie et aux Etats-Unis ? Voilà ce qu’on peut découvrir en suivant les péripéties de quatre petits bouts : Bayarjargal, Mari, Ponijao et Hattie.

Le documentaire a déjà rencontré un vif succès aux Etats-Unis. Sorti à l’occasion de la fête des mères le 7 mai, il a déjà rapporté 7 millions de dollars au box office et est aujourd’hui encore en tête d’affiche. Ce qui plait, c’est l’aspect novateur du concept, l’idée particulièrement charmante et l’universalité du propos.

« Les images parlent d’elles-mêmes » comme l’explique le réalisateur dans un entretien avec l’Express. La narration était donc inutile, Alain Chabat le précise : «  L’idée n’était pas de faire une enquête sociologique ou géopolitique, mais de regarder humblement les petits humains grandir. »

On peut surtout admirer le travail documentaire, il a certainement fallu user de beaucoup de patience pour  réussir à saisir les petits moments uniques des bébés. Le casting s’est fait à l’aveuglette puisque les deux compères ont choisi des femmes enceintes sans savoir comment serait le bébé. Le film bénéficie de plus d’une très bonne qualité de montage grâce à l’américain Craig McKay, monteur notamment du Silence des agneaux et de l’Exorciste… un tout autre registre !

 

Les critiques ont été séduites par l’idée, le film est agréable à regarder mais cela reste relativement superficiel :
 « On saisit bien l’intention gentiment humaniste de ce documentaire aux images léchées : tous pareils, tous différents. United Colors of Areu, quoi. Pas de commentaire, presque pas de contexte, juste des fossettes craquantes et des mollets potelés à tous les plans, façon carte postale. C’est très mignon, mais pas grand-chose de plus. » Télérama.

Le Figaro quant à lui, relève le manque d’objectivité du réalisateur. On ressent très rapidement que celui-ci est admiratif des paysages et de la liberté de La Namibie et de la Mongolie tandis que les deux pays au mode de vie occidental sont synonymes de stress. Constat effectué également par Studio Ciné Live : « Mais au bout d’un moment, on sent la fascination du réalisateur pour le bébé africain élevé dans la nature et sa réserve face aux parents américains et japonais qui initient leur bébé à la lecture et à la musique. »

 

Agnes

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