Tout le monde dit « I love you » mais tout le monde ne dit pas « je t’aime »

Faudrait que j’invente des mots, Qu’existent pas dans le dico, C’est toi que je t’aime (Vachement beaucoup)
Les "Just you, just me" de Woody Allen on disparu pour laisser place à des mains sous votre tee-shirt, les yeux sur vos seins, et les dents qui machonnent un chewing-gum, où le beau gosse dégaine son "je t’aime". Un mot de passe pour vous faire fondre (et vos vêtements avec ?)…

J’aime mon chien, j’aime le foot, j’aime le chocolat… et ma petite amie ! A quel niveau ? A celui des papilles ou en-dessous de la ceinture ? On emploie le verbe "aimer" à toutes les sauces. Au final, le goût en est parfois amer.

"Je t’aime" regresse avec le temps… Et oui, étymologiquement du latin quaerare (chercher, demander) qui a donné en français quérir, voire même conquérir ! Peut-on parler de quête amoureuse ? Et l’être aimé est une conquête ? Et le séducteur, un conquistador ?

Ahh la la, finis le temps de Cendrillon ou l’amour se résume à une valse sur un balcon avec une belle fontaine et des lumières tamisées rose et bleue layette…

Les mots anglais, allemand et russe ont la même origine : ils proviennent de la racine indoeuropéenne lubh- (aimer). Il a donné en latin archaïque le verbe lubare, devenu en latin classique libere. Il a donné : libido,-onis : désir, envie et libidinosus : qui suit ses caprices, ses désirs. (Merci à mon prof de latinus )

Cependant, nymphos comme nous sommes, les français ont conservé le sens le plus excessif dans libidineux : un assoiffé de sexe! (Youh hou !! Du romantisme, encore ! ).

Du latin, Sigmund Freud a popularisé le mot libido qui désigne le désir sexuel. Mai attention aux contre-sens! Quand Freud parle de sexe, ce n’est pas: alors le monsieur fait des gestes bizares avec une femme, et…! Il faut le comprendre dans le sens de désir. Par exemple, une odeur de chocolat peut susciter le désir de manger du chocolat : ce désir se manifeste, sur le plan physiologique, par la sécrétion de la salive. On peut comparer ce désir au désir sexuel mais il n y’a rien de génital dans une telle relation ! (J’ai eus une relation avec Lindt… un trop bon coup…!)

On peut apprendre à un ordinateur à dire : "Je t’aime", mais on ne peut pas lui apprendre à aimer.

"Je t’aime" sur Google est devenu synonyme de "cybercard", de poèmes anihilés de tout romantisme, tout ça mélangé avec les "Comment dire je t’aime dans toutes les langues"… Que de romantisme ! L’amour est devenu une attraction mercantile ou l’on peut comparer les prix sur Ebay…

Mais au-delà de ces distinctions élémentaires, il faudrait apprendre à différencier la tendresse de la possession, le désir de la convoitise, la sensualité de la pornographie…

En effet, si on observe nos voisins espagnols, "te quiero" (littérallement "je te veux") a une connotation sexuelle plus explicite que notre "je t’aime"… lui-même plus érotique que le "I love you" américain.

Tous ces mélanges de langues, mmm euh… ces métalangues pardon, font que dans la société puritaine Outre-Atlantiquedit plus facilement "i love you, I always loved you", car la formulation est dépourvur d’érotisme. Notre "je t’aime" est un concentré de désir et de sentiments pur jus.

Qui veut un milkshake?

Un "je t’aime" alterne aussi les messages. Qu’est-il au juste? la motivation de l’approbation de l’autre ? Il révèle un sentiment de narcissisme pour que l’autre dise lui aussi ces 3 petits mots ? Que signifie-t-il? Tu me plais? Veux tu coucher avec moi (très gentleman ça aussi… et un point pour la BOF attitude!) Je rêve d’un avenir ensemble?

Ou encore, certains mecs (ou Mata hari… et oui Pourquoi les filles baissent les yeux quand on leur dit "je t’aime" ? Bah… Pour voir si c’est vrai !) vont jusqu’à dénaturer cette phrase pour les travestirs en "je t’aime pensements", cherchant à combler leur manque affectif… Ou encore vous avez le model très en vogue en ce moment: les "je t’aime passionnels mais feints" qui veulent juste posséder l’autre. Ce mot est devenu une phrase de convenance lorsque quelqu’un vous plait: comme un post-it marqué sur le frigo: ne pas oublier…

Un Play-boy dont chacune de ses interlocutrices pouvant s’imaginer être la dernière en date. ( Il doit avoir un carnet d’adresses pléthorique !) Et comme disait en substance je ne sais plus qui : Il importe moins d’être le premier amour de quelqu’un que d’être le dernier !

Je t’aime, tu m’aimes, il sème

Les je t’aime, on peut les semer autant qu’on veut… Mais en le disant, on désire que l’autre soit heureux, et pas seulement qu’il nous rende la pareil.
Cependant, "je t’aime", même sans être dit comme une question, oblige l’autre à affronter la réalité de la relation et à s’interroger sur ses propres sentiments.
Il y a une infinité d’autre manière de le dire. Je ne parle pas que de la langue de Molière, de Shakespeare ou de Goethe, mais je parle de faire savoir qu’on aime par les actions, les gestes qui nous animent.

Chacun a sa façon de le dire. La femme a tendance a le déclarer plus que les hommes et c’est souvent un point sensible. "Je t’aime" peut etre un cadeau, un regard, une danse, une chanson, un film, une petite heure à se prendre dans les bras…sans pour autant le dire mais le sentir.

En clair, si nous remettons l’expresion dans la littérature en passant par la conjugaison, c’est trois mots qui ne doivent même pas exister.
Je vous renvoie au cours primaire: prenons une ardoise et mettons ce verbe AIMER au futur simple, puis au conditionnel présent, ou passé… Allé, on claque son passé composé… Il n’y a même pas d’autre manière que de l’exprimer au présent…

Cherchons à aimer nous-mêmes avant de penser à donner une portion à l’autre.

13 commentaires

  1. Anonyme

    Ouah, super article, tu mêles humour et éthymologie…
    Tu t’exprimes vraiment bien, c’est clair, explicite….

    Le genre d’article qu’on aimerait lire plus souvent!! Chapeau!

  2. youssef19901

    BRAVO ma nouille!!!
    Je suis assez adepte de ton analyse. Mais ça tu le sais deja!^^

    Profite de tes vacances pr me seconder ds la lourde tache d’écrire des articles, parce que là, je sature!!! Thanks! :-)

  3. ilovee

    all in a day: mais t’es obligé d’écrire des articles ? c’est role de rédactrice officielle ? t’as un quota a respecter ou bien ? _juste pour savoir ^^_

  4. Anonyme

    lol, non, pas obligée, mais bon, compte tenu de mon statut, je me dois d’en écrire, c’est comme un contrat en fait…
    J’adore écrire des articles, je veux d’ailleurs en faire mon métier (je suis en école pr ça), mais je t’avoue qu’en période d’exams ou qd je n’en ai pas envie spécialement, c’est tjrs 2h à chaque fois de rédaction par article, dc bon…

    Et puis, les sujets commencent à expirer au bout d’un moment! ^^

  5. bibou023

    Je n’ai pas du tout recopié mon article sur phosphore… ça n’est pas parce qu’un article s’imprègne du même sujet qu’il est recopié… loin de là… je crois que la touche personnel est assez dévollepé pour se détacher d’un article proffesionnel…

    je peux assurer, et je ne ferais pas cette grossière erreur, que cette article est authentique, même si pour quelques idées j’ai pu avoir quelques sources! mais le développement et les formulation sont totallement original !
    Et ça n’est pas une grande partie, à moins que tu n’es pas lu l’article jusqu’au bout, ça ne m’étonnerais pas dans ce cas là, mais juste quelques pistes pour ne pas donner de mauvais conseils…
    Quoiqu’il en soit, j’assure que cette rédaction est parfaitement personnelle ! Surtout que je crois que beaucoup d’entre nous sont abonnés à ce célèbre magazine, je ne serais pas tatache au point de faire du copier coller…Cet article a impliqué des recherches éthymologique (que j’avais ultérieurement fait en cours de latin…), des recherches symbolique (j’ai demandé a plusieurs de mes potes ce qu’il pensaient de ces mots), ainsi d’expérience vécu, par moi ou par d’autres personnes qui m’entourent!
    De plus des citations (cf: les caractères en gras, sont des citations que j’ai recherché dans evene.fr, pour embellir l’article)…
    De plus, le trop plein de fautes (et oui, après les exams, le cerveau est en compote…) justifie largement que la rédaction est totallement amatrice !

    la seule chose « copié collé » de l’article dont tu a mentionné les référances est la première phrase: le passage de la main sous le tee shirt… (et encore, j’ai eut l’esprit de changer à ma manière ) Bravo !!! on voit que ta lecture était sélective!
    Sur ce, j’espère ne pas être décrédibilisé pour un article qui est entièrement de ma composition!

  6. ciel95

    _ Les « Just you, just me » de Woody Allen on disparu pour laisser place à des mains sous votre tee-shirt, les yeux sur vos seins, et les dents qui machonnent un chewing-gum, où le beau gosse dégaine son « je t’aime ». Un mot de passe pour vous faire fondre (et vos vêtements avec ?)…

    < « Les mains sous votre tee-shirt, les yeux sur vos seins et les dents qui mâchonnent votre oreille, Jean-Bobby dégaine son « je t’aime ». Un mot de passe pour vous faire fondre (et vos vêtements avec) ? » _ En effet, si on observe nos voisins espagnols, « te quiero » (littérallement « je te veux ») a une connotation sexuelle plus explicite que notre « je t’aime »… lui-même plus érotique que le « I love you » américain. Tous ces mélanges de langues, mmm euh… ces métalangues pardon, font que dans la société puritaine Outre-Atlantiquedit plus facilement « i love you, I always loved you », car la formulation est dépourvur d’érotisme. Notre « je t’aime » est un concentré de désir et de sentiments pur jus. < « Un regard à l’étranger montre qu’on ne conçoit pas partout « je t’aime » de la même façon. Le te quiero espagnol (littérallement, « je te veux ») a une connotation sexuelle plus explicite que notre « je t’aime »… lui-même plus érotique que le I love you américain, assure la sémiologue Mariette Darrigrand : « Dans la société puritaine des Etats-Unis, on dit I love you plus facilement, car la formule est dépourvue de dimencion érotique, et plus orientée vers l’attachement. » Notre « je t’aime » marierait davantage désir et sentiments. » _ Un « je t’aime » alterne aussi les messages. Qu’est-il au juste? la motivation de l’approbation de l’autre ? Il révèle un sentiment de narcissisme pour que l’autre dise lui aussi ces 3 petits mots ? Que signifie-t-il? Tu me plais? Veux tu coucher avec moi (très gentleman ça aussi… et un point pour la BOF attitude!) Je rêve d’un avenir ensemble? Ou encore, certains mecs (ou Mata hari… et oui Pourquoi les filles baissent les yeux quand on leur dit « je t’aime » ? Bah… Pour voir si c’est vrai !) vont jusqu’à dénaturer cette phrase pour les travestirs en « je t’aime pensements », cherchant à combler leur manque affectif… Ou encore vous avez le model très en vogue en ce moment: les « je t’aime passionnels mais feints » qui veulent juste posséder l’autre. Ce mot est devenu une phrase de convenance lorsque quelqu’un vous plait: comme un post-it marqué sur le frigo: ne pas oublier… < « Un « je t’aime » amoureux alterne aussi les messages. Que signifie-t-il ? Tu me plais ? Je passe du bon temps avec toi ? Je rêve d’un avenir ensemble ? « On dit parfois « je t’aime » parce qu’on aime se sentir amoureux, et on aime que l’autre nous le dise » signale Catherine Bensaid, qui relève aussi « des « je t’aime »-pansements, charchant à combler des blessures d’enfance, et des « je t’aime » passionnels, qui veulent juste posséder l’autre. » » _ Les je t’aime, on peut les semer autant qu’on veut… Mais en le disant, on désire que l’autre soit heureux, et pas seulement qu’il nous rende la pareil. Cependant, « je t’aime », même sans être dit comme une question, oblige l’autre à affronter la réalité de la relation et à s’interroger sur ses propres sentiments. Il y a une infinité d’autre manière de le dire. Je ne parle pas que de la langue de Molière, de Shakespeare ou de Goethe, mais je parle de faire savoir qu’on aime par les actions, les gestes qui nous animent. < « C’est un don, gratuit et généreux. On désire que l’autre soit heureux, et pas seulement qu’il nous rende heureux. » « Reste à savoir comment l’autre va réagir, car « je t’aime », même sans être dit comme une question, oblige l’autre à affronter la réalité de la relation et à s’interroger sur ses propres sentiments. » Je n’affirme pas que tu n’as pas reformulé certains passages, mais tu aurais pu au moins mentionner tes sources…

  7. lamita

    Mentionnez mes sources???
    Mes se sont des reformulations personnelles! tu te décrédibilise et renforce mon analogie comme quoi ça n’est pas un copier collé… En quoi reprendre un sujet, en suivant le déroulement: linguistique, et symbolique est une erreur???

    Justement, je crois que cet article comporte trop de recherche pour m’accuser d’un acte aussi puérile qu’est le copier collé…???

    J’écris depuis 3 ans des articles sur le site, et je crois n’avoir jamais commise cette erreur…

    Juste, les sources sont indispensables à avoir pour l’idée du sujet, et bien sur accomoder les dires de proffesionnel pour ne pas commetre des erreurs!
    Rien de plus normal…
    Je n’ai pas fait comme la plupart des personnes recopier mots pour mots les dires de journalistes qualifiés…
    je sais faire la part des choses!
    je crois que mon style fait que je prends beaucoup de recule face à un article publié dans un magazine!

    comme je les marqué dans mon post précédent, mais, tandis que je ne l’ai jamais fait (sérieux, c’est pas un bouquin, les sources sont totallement inutile, puisque tout le monde s’en fou): Evene pour les citations, phosophore juste pour les débroussailler le sujet, discutions msn entre potes, confidences avec mon meilleur ami, cours de latin de cette année, recherche éthymologique de lubh- => j’ai fait appel à un pote callé en grec, et bien sur expériences personnelles!
    voilà, satisfaites?
    lorsque tu parle de « une grande partie de l’article  » je te ferais la remarque que ça n’est même pas 1/10 ème de ces que j’ai écris.
    Et oui, tout article mentionne des sources, écris en.. on verra si ta verve littéraire fera l’équivalence! ;-)

  8. miss84100

    C’est simple, ce soir, je vais avoir ce fameux Phosphore entre les mains et on verra bien.

    Cela m’étonnerait beaucoup de Emeraude.

    De plus, il existe un lien sur l’article pour signaler quand c’est un copier/coller. Merci de l’utiliser de préférence au lieu de balancer dans les commentaires.

  9. belette44

    J’adore la propension qu’on certain à cracher sur les autres…
    Emeraude a un réel talent, ça n’est pas pour copier un article d’une revue certes sympa, mais qui, disons le, ne revet aucun caractère littéraire.

  10. pitoudidi

    Pour ceux qui avaient déjà vu les commentaires, j’annonce qu’après vérification, il n’y a pas eu copier/coller.
    Donc j’ai supprimé tous les commentaires s’y rapportant pour éviter de décribiliser le travail de Emeraude.

    En tout état de cause, préférez m’envoyer par le lien prévu à cet effet les éventuelles traces de triche.

    A+ les djeunz

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>