Un jour sur Terre, hymne à notre planète

                Dans Un jour sur Terre, on découvre notre planète en suivant la course du soleil. En fait on prend surtout conscience qu’elle n’est pas que notre planète, on s’y sent même presque étranger. L’Homme est volontairement occulté du documentaire (ce qui n’est pas plus mal). Il n’est présent que par le biais du spectateur, et adopte ainsi une place singulière. La conscience de la planète ? on prend volontiers ce rôle (contrairement à celui qui nous implique dans sa destruction). Un jour sur Terre, c’est une véritable ode à la diversité et à la richesse de la Terre et des ses habitants. Une succession de séquences à regarder comme un enfant, hébété par des images toujours plus grandioses. Ici, le sérieux et la réflexion, sont à laisser au vestiaire. Il n’y a qu’à se laisser bercer tranquillement par la narration de la belle Anggun et par l’accompagnement de l’orchestre philharmonique de Berlin. 

               La réussite est donc présente pour le documentaire de l’année. Mais aurait il put en être autrement ? A une époque où les documentaires font souvent mouche (Microcosmos, Le peuple migrateur, La marche de l’empereur), et où la pensée écologique devient un effet de mode, le succès de ce projet était assuré. Mais Alastair Fothergill a sut dépasser les attentes et basculer dans le jamais vu à l’aide de moyens colossaux. Cinq ans de tournage donc, 200 lieux différents et 40 équipes constituées de chefs opérateurs, de scientifiques et d’ingénieurs, pour un budget de 47 millions de dollars. Des chiffres stupéfiants, de quoi donner envie de foncer au cinéma admirer le résultat de tout ces moyens mis en œuvre.

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