Yodelice – Sunday With A Flu

Avec son chapeau melon cabossé, on pense aux silhouettes des mythiques medicine shows qui ont inspiré Tom Waits et Bob Dylan. Avec sa voix limpide dont on sent bien qu’elle a vécu, on pense aux funambules magnifiques qui sortent de leurs guitares des rires d’enfant et des sagesses d’ancêtre. Et on sent aussi chez lui un instinct pop impeccable, capable de lancer avec désinvolture une mélodie neuve qui s’accroche à la mémoire comme si on la connaissait depuis toujours.

Maxim Nucci (si si, c’est lui!) est donc parti dans une maison en Espagne, face à la mer et avec l’Afrique à l’horizon pour écrire des chansons. « Je me trouvais tellement malheureux dans ce métier que je me suis dit que si je voulais faire un disque, il fallait que je sorte de moi ma part la plus sincère. » Il lui vient une série de chansons entre pop et folk, entre JJ Cale , Bob Dylan et America. Des mélodies aérées et accrocheuses, que l’on sent écrites par un homme seul à un moment clé de sa vie. « Chez moi, la sincérité passe par des sons, des mots, des thèmes anglophones. Bizarrement, il y a un côté plus naturel et même plus personnel dans l’anglais, qui n’est pas ma première langue. Mais c’est vraiment ma culture, très marquée par la musique anglo-saxonne. Je ne me suis pas posé la question de savoir si d’autres gens faisaient le même chemin au même moment, ou si j’avais envie de conquérir le monde. J’avais juste l’envie de faire un disque dont je serai fier et que j’aurai envie de jouer sur scène. » Il a travaillé dans une jolie maison qui s’appelle La Casa Yodelice – « non, ça ne veut rien dire ». Le nom lui est resté, ou plutôt est resté à ce projet.

Ce chanteur anglophone à l’univers un peu crépusculaire, que les fans de Maxim Nucci ne connaissaient pas, est donc devenu Yodelice.Comme une cicatrice, Yodelice porte une larme. Il joue beaucoup de guitare électrique et de sa fameuse acoustique en tête de mort, mais aussi de la grosse caisse. La scène lui a beaucoup manqué jadis, il ne veut plus s’en éloigner. C’est comme une nouvelle vie, c’est comme une première vie. C’est une naissance, celle de Yodelice.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>